Escapades, On a de la visite!

Kamouraska

Ici commence notre expédition en Gaspésie. Nous nous sommes lancés avec la maman de Margot à la découverte de la Gaspésie, région lointaine et mystérieuse du Québec. Notre première étape est Kamouraska, village peuplé avec des habitants et fondé par quelqu’un à une certaine date (sincèrement si vous avez plus de détails sans regarder sur wikipédia obviously, oui je suis bilingue, hésitez pas 😁)

Le fait est que je n’ai pas grand chose à raconter sur Kamouraska, si ce n’est que c’est une jolie petite bourgade au bord du saint Laurent, très jolie pendant le temps des couleurs. Si vous passez par là ( une erreur d’aiguillage à Saint Lazare par exemple) hésitez pas à vous restaurer au café de l’est (on dirait que j’ai été payé pour faire de la pub alors que pas du tout j’ai pas touché un dollar promis juré) c’est un très bon établissement qui sert notamment un super burger de ……… Phoque. Ça c’est bien quelque chose que vous n’avez jamais goûté je pense. Ça a le goût de quoi ? Heuuuu pour être franc ça goûte la crevette rose du Danemark, avec un léger arrière goût de caviar. Enfin c’est ce qu’on dit parce que pour ma part j’ai pris un burger de dinde.

Pour conclure notre première étape dans ce roadtrip en Gaspésie nous sommes allé nous promener le long du Saint Laurent avant de reprendre la route pour la ville d’Amqui. On ne vous en dira pas grand chose parce qu’on est arrivé de nuit. Eh oui, désolé. Mais la suite du voyage arrive, ne vous inquiétez pas!

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Orford

Et voici en exclusivité mondiale sur les doudous chez les caribous, notre incroyable récit du camping à Orford. Si, si je vous jure, vous ne trouverez ce contenu nul part ailleurs.

Haa Orford, petite bourgade du Québec située entre Sherbrooke et Montréal qui a vu naître des Samuel, Mathilde, Jean-Eudes enfin tout un tas de personnes plus ou moins connus (plutôt moins que plus apparemment, en tout cas moi Jean-Eudes je ne vois pas bien qui c’est ^^).

Nous sommes partis pour notre dernier camping de la saison avec l’oncle et la tante de Margot.  Que vous racontez ? J’imagine que le montage de tante / allumage de feu de camp ça c’est bon on a fait le tour dans nos autres articles sur les joies du camping (Sinon pour faire simple, plantez des sardines et la tente tiendra et pour le feu mettez du bois vous verrez ça marche).

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Par exemple, je peux vous racontez ce qu’on a fait ? En voilà une bonne idée. Nous avons commencé par une petite rando tranquille le long du lac. Et là, vous vous dites, qu’est-ce qu’ils encore vu de sauvage ? Un loup, un ours et girafe ? Et bien non, désolé de vous décevoir mais une fois n’est pas coutume nous n’avons rien vu. Et pour être franc, vous pensiez vraiment qu’on allait croiser une girafe au Québec ?

Nous avons aussi fait de la rabaska entre deux baignades. Comment ? Vous ne savez pas ce que c’est la rabaska ? Mais vous n’avez rien appris en première section de maternelle ? Bon pour tout vous avouer, avant ce week-end je ne savais pas non plus ce que c’était (je viens d’apprendre qu’on disait le rabaska en écrivant cet article c’est vous dire).

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Le rabaska était à l’origine un grand canot d’écorce algonquien, ou canot de maître, (du nom de Louis Maitre, artisan de Trois-Rivières qui construisait ce genre de canot), qui permit la pénétration de l’Amérique par les explorateurs français et canadiens aux XVIIe et XVIIIe siècles puis par les voyageurs jusqu’à la fin du XIXe siècle. Il évoque l’implantation de la civilisation française partout en Amérique du Nord, son adaptation au continent nouveau et son développement au contact des cultures autochtones et des immigrants qui s’agrégèrent à elle dans les siècles suivants.

Alors là, c’est faux j’ai pas du tout copié ça sur Wikipedia, FAKE NEWS !!!! De toute façon on ne pourra pas prouver que c’est pas moi qui ait créé l’article Wikipedia donc ne posez pas questions et tout le monde sera content.

Nous avons aussi du paddle. C’est cool le paddle en théorie. Mais en pratique, debout sur une planche de surf avec une pagaie, on peut donc ramer que d’un seul côté. Devinez qui a passé son temps à tourner en rond ? Mais au moins j’ai bien profité de la vue à 360° du lac. Et puis je suis tombé que 3 fois en une heure, ce qui est pas si mal pour un première.

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Je ne peux pas conclure cet article sans évoquer le gang des Manu. Le gang des Manu est un gang particulièrement violant qui met à feu et à sang le Québec et particulièrement la région de Orford. Imaginez-vous une bière à la main, tranquillement en train de cuisiner au feu de bois. Il fait nuit noir, mais ce n’est pas particulièrement inquiétant, l’atmosphère est plutôt détendue. Quand tout à coup, un bruit près des voitures, c’est sans aucun doute les Manu qui préparent un mauvais coup. Je me dirige discrètement vers la voiture pour les surprendre en flagrant délit. Et là, je tombe effectivement sur la gang des Manu, Emmanuelle en train de faire le guet pendant qu’Emmanuel était en train de piller la voiture. Heureusement que je suis arrivé à temps pour éviter le carnage. Il a suffit de faire un peu de bruit en les menaçant avec une tong (un conseil emmenez toujours au moins une tong en camping au Québec, c’est l’arme ultime) et les deux ratons laveur sont partis en courant. Oui le gang des Manu c’est des ratons, mais bon c’est quand même super dangereux, des fois ils grognent et tout.

Et ainsi s’achève notre dernier camping au Québec, par une brillante et courageuse intervention de ma part pour sauver la bouffe du fameux gang des Manu.

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Tadoussac – Saison 02

Si vous êtes des fervents lecteurs de notre blog, vous savez que nous avons déjà été à Tadoussac. Si en plus de ça vous avez bonne mémoire, vous savez que nous n’avions pas vu grand chose. Pour la longue fin de semaine de la fête du travail (qui a lieu ici le premier lundi de septembre), nous sommes partis, tente sur le dos, retenter notre chance à la chasse aux baleines!

 

Nous arrivons un peu à l’avance pour notre croisière et décidons donc de nous arrêter à l’observatoire des bergeronnes en attendant. Il fait un temps magnifique et nous avons une excellente visibilité. Déjà, assis sur les rochers, nous observons quelques petits rorquals. Voilà qui est une bonne nouvelle, si même au bord on voit nos amies souffleuses, qu’est-ce que ça sera à bord du zodiac!

Vers midi nous partons embarquer dans notre bateau. J’ai choisi une autre compagnie que la dernière fois, celle-ci n’a que des zodiacs de 12 personnes pour de meilleures observations. Effectivement, une fois arrivés au bateau, on voit la différence, nous sommes 2 rangées de 6 personnes, dos à dos, face à la mer. C’est parti pour, nous ne le savons pas encore, une croisière exceptionnelle.

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Après une vingtaine de minutes à pleine vitesse, notre capitaine s’arrête. Autour de nous, de nombreux bateaux sont également à l’affût. Chacun se tourne, se retourne, se dévisse le cou dans l’espoir d’un souffle, d’une nageoire ou même d’une queue! Et là, soudain, elles sont là, des magnifiques baleines à bosse. Il y en a environ 6 autour de nous qui glissent paresseusement. Dans ce moment hors du temps, on s’extasie de tous les côtés. Les baleines à bosse montrent leur queue à chaque plongée et nous gâtent de nombreuses fois! Ceux qui me connaissent bien savent que ces immenses mammifères marins sont mes animaux préférés, je suis totalement conquise quand deux baleines à bosse passent à 2 mètres à peine de notre zodiac.

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Après une longue observation, nous changeons de cap, cette fois, nous partons observer des rorquals communs. Ils sont beaucoup plus rapide que leurs cousins à bosse mais aussi bien plus gros! Avec leurs dos lisses et noirs, on croirait voir de gros serpents de mer!

Enfin, le capitaine fait notre joie, apparemment il y a des baleines bleues, le plus gros spécimen du règne animal, qui ont été observées, et noud allons tenter de les voir! Nous repartons donc à toute allure vers un nouveau spot, à l’affût de souffles de plusieurs mètres de haut. Ce qu’il faut savoir, c’est que la baleine bleue peut plonger jusqu’à 30 minutes avant de réapparaître à la surface, et nageant à 10km/h, elle peut ressortir très loin! Mais la chance qui nous accompagne depuis le début n’a pas décidé de nous quitter. Un grand souffle apparaît au loin et nous pouvons voir l’immense dos d’une des 2000 baleines bleues de la planète. Elle plonge mais ça n’est pas terminé, nous repérons un autre individu qui en plongeant nous montre sa queue!!! C’est une vrai chance car elles le font seulement 5% du temps.

Il est temps pour notre expédition de s’achever. Nous repartons des étoiles plein les yeux et des photos plein les appareils.

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Escapades, Faune locale

Retour au camping du mont Tremblant

Bon vous l’aurez compris, l’activité de cet été c’est le camping. Et oui, parce que autant on a eu un été assez pourris l’année dernière, autant cette année on profite. Soleil, chaleur, moustiques, c’est simple on se croirait presque aux Bahamas.

Nous sommes partis pour ce séjour avec la tante, l’oncle et le cousin de Margot. Et au programme, non pas une n-ième randonnée, mais bien une descente en canot dans le parc du Mont Tremblant. Et oui, vous n’êtes pas venus pour rien car nous avons tenté la fameuse descente de la Diable. Ouuuuu ça fait peur hein ? Rien que le nom je suis sûr que vous avez éteint votre écran en espérant qu’il ne s’agissent que d’un cauchemar. Et bien non, il s’agit belle et bien de la descente de la Diable Mouhahahaha (il faut lire ça avec un rire diabolique pour que ça rende bien).

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Déjà pour arriver au spot de départ (et là je sens que je vais faire des jaloux) nous avons pris les fameux bus jaunes que l’on voit dans tout bon film américain qui se respecte. Je suis sûr que comme pour moi, c’est votre rêve depuis longtemps de monter dans ces bus. C’est avec une certaine émotion que je suis ravis de vous annoncer que pour moi ce rêve est devenu réalité.

Bon revenons à la fameuse rivière Diable. On raconte que les amérindiens l’appelait la rivière du sang qui coule et les premiers colons eux, la rivière de la fraise. Ce nom fût modifié lorsque le jeune James Delapoite assoiffé supplia qu’on lui donne à boire. Un habitant du nom de Antonin Diable apparut alors devant James et lui mis une gifle monumentale en lui disant qu’il n’avait qu’à boire dans la rivière comme tout le monde. Depuis le nom est resté. Enfin c’est soit ça, soit parce que la rivière a une petite couleur rougeâtre à cause des minéraux dans l’eau.

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Enfin bon, tout ça pour dire que avec un nom comme ça on s’attend à une rivière tumultueuse, avec des rapides et des cascades. Et d’ailleurs ça commence bien par un petit rapide qui est évitable en marchant à pied (donc on se dit que ça doit envoyer). On passe l’obstacle tranquillement eeeeet bah après c’est tout droit sur une eau toute calme. Mais c’est bien aussi, on a pu voir une biche qui s’abreuvait, des canards et toute sorte de paysages ma foi fort sympathiques.

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Retour au camping (en bus jaune encore une fois ouuuuuiiii) et montage de tente. La soirée se passe sans soucis (mis un part un agent du parc qui pensait que je faisais semblant d’avoir un radar automatique pour flasher les voitures alors que je voulais juste photographier le ciel, en y repensant, je me demande où il est allé chercher ça), mais là, l’erreur. Nous sommes allés nous coucher et nous avons oublié la glacière dehors. Il n’en fallait pas plus pour que les ratons nous attaquent en meute. Ils étaient au moins 200 (enfin c’est une estimation parce que en vrai on dormait profondément). Nous avons réussi à miraculeusement sauver les bières mais les chamallows n’ont eu aucune chance. Cette sanglante bataille restera sans doute dans les mémoires.

Ceci conclu nos glorieuses aventures en camping, et comme je sens que vous en voulez plus vous en aurez surement le droit à d’autres récits aussi héroïques. Non ? Vous êtes sûrs ? Même pas toi au fond ? Et bien de toute façon vous n’avez pas le choix parce que c’est moi qui écrit d’abord.

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Camping à Gatineau

Bonjour à tous,

Il est tant de rattraper nos aventures de cet été. Je sens votre déception, jour après jour, en train de faire F5 en espérant que cette fois ça soit mis à jour. Malheureusement po

ur vous nous avons eu ce qu’on appelle la flemme et du coup, bah… ça avance pas. Mais la bonne nouvelle c’est que nous avons décidé de tout rattraper au rythme d’un article tous les 3 jours (je serai vous je ne me réjouirais pas trop vite, ça fait plusieurs fois qu’on se dit ça et puis finalement notre amie la flemme revient nous rendre visite donc bon).

Bon, après cette belle entrée en matière revenons au sujet pour lequel vous êtes venus en premier lieu : la camping. Régulièrement je dis à Margot « tiens ça te dit de faire ça » et hop ce qui était à la base une idée comme ça devient réalité comme par magie (Margot est sûrement allée à Poudlard, je ne vois pas d’autre solution) 😁 et cette fois ci le ça c’était du camping.

Nous voilà donc parti pour une chaude fin de semaine en tente dans le parc de la Gatineau à 2h de route. Pour vous remettre dans l’ambiance, la France joue contre l’Argentine (qui va gagner? attention suspense) et on essaye désespérément de suivre ça à la radio. On arrive récupérer la réservation, on est tout énervés, le score est de 2-1. Le temps de récupérer la réservation, Pavard et M’Bappé sont passés par là pour nous rendre le sourire 😁. Le truc dans les parcs nationaux, c’est qu’il n’y a pas de réseau et donc aucun moyen de savoir le score final (d’ailleurs on est toujours pas au courant du score final si quelqu’un peut nous aider ?).

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Un 1/8 de final gagné égal une campeuse heureuse

Nous avons fini de monter la tente sous les 35°. Et à 35° les gens normaux ils font quoi ? Ils profitent du lac situé à 500m pour se rafraîchir un peu. Mais c’était sans compter sans mes brillantes idées qui je dois le dire ont toujours ravi petits et grands. Et si on allait faire une randonnée ? Et allez c’est parti, sac à dos, crème solaire et hop on y va. J’avais repéré un petit chemin tout mignon à « à peine » 3km de marche le long de la route, la rando rêvée quoi. Même pas peur on y va. Bon on a vite déchanté parce que après avoir marché sous le soleil pendant un moment le long de la route, après avoir survécu au manque d’eau, aux voitures qui passent à fond et être finalement arrivé au chemin tout mignon et bah d’une, il était pas mignon mon chemin ,et de deux les moustiques nous ont tendu une embuscade. Parce que ici, ils attaquent en troupeau. Des raids aériens de 20 moustiques auxquels se mêlent des mouches qui, je pense, se sont retrouvées là un peu par hasard, nous on rapidement fait faire demi-tour. Cette fois pas de discussion, en maillot et au lac parce que bon au bout d’un moment ça suffit.

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Second poteauuu PAVAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARD AAAAAAAAAAAAAAAAAH

Après avoir survécu à une nuit difficile entre les moustiques qui devaient nous en vouloir d’être repartis si vite et notre amie Gisèle le raton laveur qui essayait mine de rien de taper dans notre bouffe, nous sommes partis en rando mais cette fois organisés : 23 petites balades de 3km max suivi d’une baignade.

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Giselle

Hop on fait le tour du lac Rose qui est en fait vert mais qui appartenait à la famille Rose, une histoire compliquée.

Hop on descend voir une impressionnante chute de 3m de haut facile.

Hop on va voir le point de vue parce que c’est quand même joli.

Bon à ce stade, il fait 37°C ressenti 72°C avec 117% d’humidité, on est bien bien bien.

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Le lac Rose

Donc bon, hop on va se baigner! Heuuu comment ça le parking de la plage est plein ? Bah c’est pas grave on va se garer plus loin. Du coup on marche 3 km de plus, on arrive enfin au parking. Et comme c’est trop facile de prendre le bon chemin, on se trompent évidemment. Au bout d’un moment on se dit que quand même c’est bizarre de mettre la plage si loin du parking. Finalement on s’est baigné dans une crique très sympa et loin du monde (mais loin du parking aussi).

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53°C à l’ombre (environ)

Le soir, encore une visite de Gisèle mais nous n’avons pas cédé. Pas question de partager mes chamallows, c’est mort. Si vous voulez un conseil, la tong est une arme redoutable contre les ratons. Une simple menace de lancer de tong est généralement suffisant pour les faire fuire.

Finalement pour finir ce petit weekend nous avons fait le lendemain une balade en pédalo dans des marais. Assez sympa surtout que bizarrement il n’y avait pas de moustique.

Ceci conclu notre premier weekend de camping 😁 (et oui vous avez deviné s’il y en a un premier il y en aura surement un deuxième et peut être même un troisième bande de veinards)

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Que du bonheur

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C'est la vie

On est les champions!

Alors oui, ça fait 3 mois. Je sais. 3 mois que je ne peux pas m’empêcher de sourire si j’entends 3 notes de « Magic in the air » ou « Ramenez la coupe à la maison » (qui ne sont pourtant pas dans mon style de musique d’habitude pourtant). 3 mois que Raphaël subit mon crush INSUPPORTABLE sur Griezmann (non en fait, depuis la finale de la ligue des champions 2016, chouchou, à jamais gravé dans mon coeur).

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Oui j’arrive chouchou!

Mais mais mais!!! Notre histoire sur la finale de cette folle coupe du monde de soccer FOOTBALL est plutôt drôle, alors repartons en ce 15 juillet 2018…

Depuis cette demi-finale regardée au bureau (alors oui, avec le décalage horaire, c’était un peu pénible), on se posait la question d’où aller voir le match à 11h du matin. Dans un bar? Chez quelqu’un? Dans un restaurant? On apprend alors qu’il y aura un écran géant installé au parc Jean Drapeau (très grand parc situé sur une île en face de Montréal). L’idée nous paraît bonne, le temps annoncé est magnifique, une belle ambiance de communion avec du monde, ça nous plaît.

Nous décidons de prendre un peu d’avance et visons l’arrivée à Jean Drapeau pour 10h. Une heure à l’avance nous semble raisonnable, oui, il y a beaucoup de Français à Montréal, mais quand même. Et puis, tout le monde ne va pas aller là non plus (vous la sentez venir la douille?).

On suit alors le monde à la sortie du métro, et puis on marche, on marche, on commence à aller assez loin puis sur un pont, on commence un peu à faire la queue. On s’y attendait, de la sécurité toussa toussa, c’est bien pour ça qu’on a pris une heure d’avance, mais la queue de paraît pas trop longue. On sent une certaine excitation mêlée de fébrilité propre aux événements sportifs. Tout le monde est à fond, se prépare, on ne peut pas s’empêcher d’avoir la sensation qu’on va participer au match, que notre présence, notre mental, va avoir un impact. Nous aussi, on sera les champions.

Au bout d’une dizaine de minutes, le pont est passé et notre cœur chavire. Une immense file se déroule sur des dizaines et des dizaines de mètres, on ne comprend pas vraiment où est l’écran, où est-ce qu’on rentre dans la fan zone, rien du tout. La queue avance assez vite mais à chaque virage sa désillusion, un autre pan de queue qu’on ne voyait pas. Plus le temps passe, plus je suis inquiète, plus il semble évident que nous allons louper le coup d’envoi. Ce qui me choque par contre, c’est la discipline qui règne. Il n’y a que quelques barrières et pourtant toute cette foule, majoritairement composée de Français, se range sagement les uns derrière les autres, formant inlassablement des serpentins. Je suis impressionnée, tous ces gens qui ont intégré la discipline québécoise en matière de file d’attente!

Mais… comme dit le dicton, chassez le naturel… Environ 10 minutes avant 11h, le sursaut. Quelques personnes commencent à se précipiter sans aucune considération vers la sécurité. D’abord, des voix d’indignation d’élèvent « STOP, ARRETEZ! », mais la machine est lancée, c’est trop tard. En 10 secondes, toute la foule se précipite en un énorme tas vers l’entrée de la fan zone. On peut résister un temps mais quand il ne reste plus qu’une foule, c’est la loi du plus fort, alors on participe aussi joyeusement.

C’est dans ce joyeux bazar que le coup d’envoi est lancé. On essaie de trouver un lien pour voir le début du match sur nos téléphones, on y arrive pas, certains oui, on regarde par dessus des épaules, on en peut plus d’attendre! Enfin c’est à notre tour de passer la sécurité, on court vers là où le match est projeté (fun fact, il nous restait un bon kilomètre à marcher, enfin courir). On arrive alors juste avant le premier but devant l’écran « géant ». Là, la désillusion finale, je vous la donne en image.

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L’écran doit faire 2 mètres sur 3 environ, dès que quelqu’un lance un fumigène, on en voit plus grand chose. Mais peu importe, on y est.

La suite? Vous la connaissez! On hurle à chaque but (y’en a pas eu qu’un), et enfin, la libération arrive, et on saute de joie, on se reverse des bouteilles d’eau sur la tête (c’est à dire que regarder un match en plein soleil de 11h à 13h par 30°C…). C’est notre histoire à nous d’expat, on a pas pu aller sur les champs mais on s’est éclaté quand même.

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Alors voilà, on est heureux, on aime ça voir des gens courir derrière un ballon tous les deux, même quand c’est pas la coupe de monde jvais vous dire. J’ai envie de dire merci. Parce que oui, ptet que les belges avaient 61% de possession, ptet que les croates étaient plus méritants, ptet qu’ils sont surpayés, mais franchement, je m’en fout, ça m’a rendu heureuse, ça m’a fait du bien, ça a fait du bien à tout le monde de se retrouver et de célébrer tous ensemble. Alors MERCI LES GARS (et surtout MERCI CHOUCHOUUU)

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Escapades

Un dimanche à la mer

Après cette palpitante journée à Boston et une nuit bien reposante, nous nous sommes levé sous un grand soleil. Nous avons alors décidé d’aller passer notre journée à la mer. C’était parti pour une petite virée sur les plages de Nouvelle Angleterre, pour changer d’atmosphère (dans mon jardin d’hiver, RT si t’as la ref).

Nous avons atterri dans une première ville, choisie un peu au hasard (enfin, hasard relatif, sur le blog de Mathilde), Gloucester. Nous garons la voiture pour se promener le long d’un très joli front de mer puis nous dirigeons vers l’office du tourisme. Il  y a quelque chose avec les offices du tourisme. J’y entre à chaque fois pleine d’espoir, c’est sûr, je vais trouver une activité à la fois culturelle et amusante me permettant de m’imprégner de la culture locale, je sortirai alors transformée de cette expérience, je découvrirai la perle des environs et pour un prix en plus tout à fait raisonnable (quoi ça ne vous fait pas ça à vous les offices de tourisme?). Puis au final, je ne sais pas vraiment quoi demander et je finis par contempler le regard vide, un mur de prospectus, sans idée à la fin de quoi faire de ma journée. Heureusement pour moi, la dame au comptoir ne m’a pas laissé le temps d’ouvrir un dépliant en me déclarant derechef que tout était fermé (sauf l’office de tourisme apparemment) vu que ça n’était pas encore tout à fait la saison, que nous ferions mieux d’aller à Rockport qui n’était pas bien loin et qu’en plus il y avait un parking gratuit avec un petit trolley sympathique pour faire la navette avec la ville, localité très mignonne où tous les restaurants et les magasins seraient ouverts et où nous comprendrions, enfin, le sens de la vie (bon ça j’invente).

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Alors zou, 20 minutes de voiture plus tard, nous nous sommes garés sur le dit parking, avons pris le dit trolley sympathique et sommes arrivés dans la dite ville mignonne. SUCCESS.

Effectivement, la ville était vraiment très jolie, un peu touristique certes mais rien de gênant. La rue principale était constituée de petites cabanes de pêcheurs reconverties en magasin, le tout dans un esprit très « marinière/conserve de sardine » (on était clairement dans la Bretagne des Etats-Unis).

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Le reste de la journée s’est déroulée très tranquillement, mac&cheese au homard (c’est aussi abusé que ça en l’air, et aussi bon), glace et bronzette sur une mini plage (nous n’avons pas tenté la baignade).

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Et voilà, c’était la fin de ce superbe week-end avec un Raphaël âgé d’un an de plus (ne vous inquiétez pas pour lui cependant, même à 28 ans on lui demande encore à l’occasion s’il a 18 ans pour boire une bière, le veinard).

Bisous

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