Escapades, Faune locale, On a de la visite!

Des biches, partout, des biches!

Hey bonjour, bonjour,

Nous re-voici partis pour une nouvelle aventure palpitante, j’ai nommé la visite du parc Omega. Qu’est ce que vous en dites on se lance dans la lecture (l’écriture pour ma part) de cet article ? Allez c’est parti.

Le parc Omega c’est un grand parc au Québec où tu te promènes en voiture et tu fais des photos en résumé.

La première chose à faire c’est de commencer par la boutique. Oui je sais normalement c’est à la fin du parcours quand les enfants ont été sages mais là c’est pour acheter quelque chose dont vous aurez besoin des le début…on achète des carottes. Non celles du parc Omega ne sont pas particulièrement bonnes (remarquez j’ai pas goûter) mais sans ça vous allez passer à côté de l’attraction principal.

Et la c’est parti, bien enfermé dans la voiture, on roule tranquillement dans le parc. On ne fait pas 200m que les carottes sont déjà utiles. On est envahi de toute part de chevreuil/biche/renne/élan enfin des cervidés quoi. Parce que je ne sais pas vous, mais moi personnellement j’ai beaucoup de mal à faire la différence entre toutes les espèces.

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Excusez-moi, avez-vous 5 minutes pour parler de notre sauveur Jésus Christ?

Et oui, ils ont compris le truc, ils savent que dans ces espèces de boîtes de conserve à 4 roues, si on est suffisamment gentil, on reçoit un bâton orange en retour et c’est miam. Donc c’est parti distribution de carottes de tous les côtés, une à gauche, une autre à droite hooo et là-bas, il y a des sangliers, si j’arrive à lancer assez loin ça sera pour lui… Enfin c’est le grand bazar mais c’est super sympa.IMG_20170414_114847

Un conseil quand même si un jour vous vous dites tiens je vais prendre le métro et faire un petit tour au parc Omega, dans ces moments où vous êtes envahis par plein d’animaux, ne laissez pas votre fenêtre ouverte ou bien prévoyez un vêtement imperméable. Parce qu’un cervidé, quand ça sait que ça va manger ça bave beaaaaucoup (avec 4 A c’est vous dire s’il y a beaucoup de bave). Vous ne pourrez pas dire que vous n’êtes pas prévenu.IMG_20170414_120026

Premier arrêt au parc Omega un petit lac sympa, à ce qu’il paraît il y a des truites, mais on a eu du mal à s’en rendre compte le tout étant congelé. Hop hop un petit tour de lac, quelques photos des totems que l’on croise et c’est reparti pour le fameux concours de lancer de carottes.IMG_20170414_112413

Outre des truites surgelés, des sangliers et des bambis, on va avoir l’occasion de croiser sur notre passage des coyotes, des loups (qui étonnement ont l’air d’apprécier les carottes également), un orignal très copain avec une petite chèvre et des ours. Tout ces animaux sont dans des enclos donc pas de risque que par inadvertance on laisse rentrer un ours dans une voiture. Et vous imaginez la boucherie que ça serez s’ils laissaient les loups en liberté à côté des biches?

Cependant il y a un autre animal qui est en liberté et vraiment on ne fait pas les malins quand on les croise à deux centimètres de la voiture. On peut effectivement s’approcher de bisons! Autant vous dire que nos charolaises sont toutes petites à côté de ces mastodontes. Donc un dernier conseil si vous voulez ne pas vous faire charger par une meuh meuh en colère, évitez de klaxonner.

Voilà j’espère que notre balade au parc Omega vous aura fait rêver 😉

Raphaël

PS: en repartant on a croisé une biche qui courait sur la route mais en dehors du parc, un vrai animal sauvage! Même pas le temps de lui lancer nos derniers bouts de carottes qu’elle était déjà partie.

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Du spa et des cascades, bienvenue à Rawdon

Avec la soeurette et sa copine là pour la semaine, il fallait trouver une petite escapade. Une petite souris (nommée mon oncle Jean-Louis) nous a chuchoté à l’oreille qu’un très beau spa scandinave se trouvait à une heure seulement de Montréal. Il faut savoir que les spas, et particulièrement les spas scandinaves, sont assez populaires dans le coin. Bains chauds, bains froids, sauna finlandais et relaxation dans la nature, il n’en fallait pas plus pour convaincre toute notre petite équipe. Nous sommes donc partis pour la journée à Rawdon, en Lanaudière. La route était en elle-même très jolie, alors que nous n’avions presque plus de neige à Montréal, les sous-bois de la région en étaient encore recouverts.

A notre arrivée sur place, le cadre du spa La Source était déjà magique.

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Ne vous fiez pas à la doudoune de la cul-gelée en chef Aliette, la température était très clémente, pas loin de 20°C.

Le spa en lui-même était encore plus beau, malheureusement pour vous chers lecteurs, nous n’étions pas autorisés à prendre des appareils électroniques à l’intérieur, vous n’aurez donc aucune photo. Les conditions étaient parfaites, du soleil, une température très agréable (nous pouvions nous promener en maillot de bain dehors entre les différents bains et sauna) et il y avait encore toute cette neige qui rendait l’ensemble magnifique.

On se délasse dans un bain chaud, puis on trempe (très) rapidement dans un bain froid. Ensuite sauna, hammam, sieste sur une peau de bête face à la forêt, orteil trempé dans la source à 5°C (ça pique), bref, que des activités épuisantes. Il y avait même une pièce entièrement plongée de le noir pour un maximum de relaxation. Bon, le seul problème de cette salle est qu’il fallait bien voir quelque chose pour s’installer dans les espèces de transats à bascule qui composaient la salle. Il y avait donc une lumière noire qui permettait de voir un petit dessin blanc sur le transat. Mais avec la lumière noire, on ne voyait pas que le petit dessin du transat, mais tout ce qui était blanc comme… les dents! Et je peux vous dire que de voir des paires de dents se balancer dans le noir peut provoquer un léger fou-rire.

Après cette pause enchantée, nous avons décidé d’aller faire un tour du côté des chutes de Dorwin, également situées à Rawdon. Le parc était fermé (et donc gratuit) mais accessible « à nos propres risques ». Comment ça « à nos propres risques »? C’est bon, on va juste faire une petite balade, on ne part pas à la chasse à l’ours! Bon, on a rapidement compris que descendre des escaliers en bois enneigés pouvait effectivement comporter certains « risques ».

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Mais au delà de l’aventure enneigée, les chutes étaient vraiment magnifiques, avec la fonte des neiges, le débit était impressionnant.

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D’ailleurs, quand on regarde l’eau gronder comme ça, on ne peut pas s’empêcher de s’imaginer ce qui se passerait si on se retrouvait plongé dedans (indice: la mort), mais de nombreux panneaux indiquaient que la baignade était interdite alors nous n’avons pas tenté l’expérience.

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Voilà qui clôturait une belle journée toute enneigée mais à la météo plus que printanière.

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Vous ne rêvez pas, on voit bien des bouts de « banquise » flotter au loin.

PS: Depuis notre visite, un véritable cratère s’est formé sur la route principale de la ville, on est bien contents de ne pas être passé à ce moment là!

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Curiosités, Escapades, On a de la visite!

La cabane à sucre

Hey, je sais je sais vous avez toutes les raisons de m’en vouloir, pas d’articles, pas de nouvelles pendant un mois, ça veut dire pour vous des longs moments d’ennui pendant des réunions interminables :-). Je pourrais essayer de vous vendre le fait que c’est pour vous permettre de savourer chaque nouvel article au maximum ou pour apprécier de redécouvrir tous nos anciens articles mais personne n’est dupe, c’est que j’avais la flemme 😄

On va essayer de rattraper ça 🙂 oui parce que au final on a fait plein de choses ce dernier mois.

De début mars à mi avril ici on a ce qu’on appelle les temps des sucres qui correspond à la mise en exploitation des érablières. Si vous êtes allés voir sur wikipédia la définition pour en apprendre plus  vous vous êtes sans doute rendu compte j’avais, sans aucun scrupule, pomper la définition. Et qui vous dit que ce ne sont pas eux qui ont copié sur moi? Donc bon arrêtons les conclusions attives (et ne vérifions pas la date de dernière modification de l’article  wikipédia ça n’a aucun intérêt) et concentrons nous sur le vrai sujet de l’article, les cabanes à sucre.

Les cabanes à sucre ouvrent pour le temps des sucres, c’est un endroit super sympa. On y est allé avec les collègues de Margot ainsi que sa soeur et une amie à elle qui nous ont rejoint pour une semaine à Montréal.

En fait, le principal intérêt pour nous des cabanes à sucre c’est que c’est endroit où on peut manger. Alors là je peux vous dire qu’il est bien loin le temps du régime, au menu saucisse au sirop d’érable, haricot au sirop d’érable, sirop d’érable au sirop d’érable, oreille de crisse mmmm ( cette liste n’est pas exhaustive, pour des renseignements plus complets merci de venir nous voir entre début mars et mi avril 2018 xD)

Et à la fin on chante des chansons typiquement québécoises, on s’est même retrouver à imiter des corneilles, à un moment 🙂 Attention par contre si vous ne chantez pas, vous prenez le risque d’être de corvée de vaisselle (la technique consiste à remuer les lettres sans sortir aucun son comme ça aucun risque ^^).

Et le clou du spectacle pour conclure ce repas ce sont des tires sur la neige qui nous attendent en sortant de la cabane. On fait couler du sirop d’érable chauffé en une sorte de caramel sur de la neige fraîche, puis on récupère le bonbon ainsi formé sur un bâtonnet, un délice.

Je pense qu’on a fait le tour de la question 🙂 je vous dis donc à bientôt (pour de vrai hein on en vous abandonnera plus aussi longtemps promis)

Raphaël

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Curiosités, Vie de tous les jours

Ces choses qui nous ont VRAIMENT étonnés en arrivant au Québec

Cela fait exactement 3 mois que nous habitons à Montréal, c’est à la fois long et court. C’est assez long pour qu’on se sente « chez nous » dans notre appartement, pour qu’on fasse nos courses dans « notre » supermarché, qu’on aille dans « notre » petit resto. Par contre ça n’est pas assez long pour qu’on fasse « notre épicerie », ou qu’on sache à combien de degré fahrenheit il faut faire chauffer le four (400°F, ça paaaasse), ou pour qu’on arrête d’appeler la France et les français « chez nous ».

Bref, pour fêter notre trimestre québécois, on s’est dit qu’on allait faire une petite liste des choses qui nous ont vraiment étonnés en arrivant ici. Le vraiment est important, je ne parle pas du tip au restaurant, des prix hors-taxes, de la poutine ou du sirop d’érable, on n’est pas des bleus du Québec non plus! Non non, je parle de ce qui n’est pas marqué dans le routard ou dans le « guide de survie de l’européen au Québec » – que nous possédons en 3 exemplaires dont 0 emporté dans nos valises – de ce à quoi on ne s’attendait pas du tout.

1 – Les saisons… des fruits et légumes

Alors autant, on peut dire qu’ici les saisons sont largement plus marqué qu’en France pour tout ce qui est météorologique, autant le concept de fruits et légumes de saisons semble être une notion très vague ici. On trouvait au mois de janvier des melons à gogo, des fraises, des framboises mais aussi tout un tas de courgettes et autres aubergines, des oignons de printemps. Et puis des asperges, partout des asperges, alors ça, je pense que j’ai mangé plus d’asperges en 3 mois que dans toute ma vie. Vous me direz que dans certains magasins (surtout à paris), on peut trouver des framboises en toute saison mais là c’est un autre niveau et je perds peu à peu mes bonnes habitudes de « que du français », « que de saison ».

2 – Les patinoires

Je me doutais qu’il y avait bien plus de patinoires ici qu’en France, avec le hockey comme sport national, mais j’étais très loin de m’imaginer l’ampleur de la chose. En gros il y a au moins une patinoire, souvent deux (une « à bandes » pour le hockey, une pour le patin libre) dans quasiment tous les parcs de Montréal. C’est vraiment impressionnant, voyez cette carte!

Il y a une patinoire comme on a un petit terrain de foot (d’ailleurs celle-ci est souvent sur le dit terrain l’hiver!).

3. Bonjour ça va bien?

Voilà une habitude avec laquelle je ne suis toujours pas à l’aise, partout, au restaurant, à la caisse du magasin, au comptoir du bar laitier (le glacier^^), chez le dentiste, à la SAQ, à la billetterie du musée,  au contrôle des tickets au cinéma, on nous accueille par un « Bonjour ça va bien? » ou même « Salut ça va bien? ». Je sais qu’on ne nous demande pas VRAIMENT si ça va bien, c’est une petite danse de communication pour établir le contact, mais ark, il y a toujours un moment de flottement au moment de répondre à la question. « Bien et vous? » ou « Bien et toi? », je ne sais pas, j’ai l’impression de marmonner une vague réponse à chaque fois tout en piquant un fard. Bon, j’avoue que je ne pique plus de fard, mais j’ai toujours un petit pincement de malaise quand on me pose cette question (oui, je suis facilement mal à l’aise).

4. Traverser la route, au péril de ma vie

Soyons logiques et mathématiques, partons de 2 postulats. Premièrement, les québécois sont polis, oui c’est un cliché certes, comme les français qui font la gueule. Mais bon, d’un point de vue purement statistique, le québécois moyen est plus poli que le français moyen. Deuxièmement, les routes sont en moyenne (vive les maths) quadrillées et donc ne réservent que peu de surprises (si on ne compte pas les nids de poule, qui réservent eux, beaucoup de surprises, mais que nous considérerons comme négligeables dans le cadre de notre démonstration, tout comme les frottements). On peut donc s’imaginer qu’il est assez aisé de traverser une route, soit à un feu rouge, soit, en l’absence de feu, grâce à l’arrêt courtois d’un poli québécois non surpris roulant à allure raisonnable (par politesse). Que nenni, d’après une étude IFOP-IPSOS pour Tabernouche Magazine, l’automobiliste aura plutôt tendance, dans le meilleurs des cas, à ignorer toute sollicitation du piéton tentant de traverser, dans le pire, à augmenter son allure pour intimider le passant. Peut-être n’aurais-je pas dû négliger les frottements dans ma démonstration, essentiels pour l’action de freinage du véhicule? On ne saura sûrement jamais.

NB : On n’oubliera pas, pour comprendre l’étendue de notre étonnement, que nous venons pourtant de vivre 3 ans à Paris, capitale mondiale du harcèlement moral de piéton par conducteur énervé.

5. Les vidéoclubs

Louer un DVD, je croyais que cette activité appartenait au passé, au même titre que rémouler les couteaux, danser aux bals populaires ou encore jouer à Angry Birds sur sa tablette première génération. Finito, passé, adieux. On se souvient trop bien des magasins de location à l’agonie, disparaissant les uns après les autres tristement. Quelle n’a pas été ma surprise quand j’ai vu à 2 pas de chez moi un magasin rutilant louant des DVD? Alors il n’y en a pas beaucoup, ils n’ont pas l’air de tourner à plein régime et fournissent d’autres services comme la vente de jeux vidéos ou de popcorn 🙂 Mais ils existent.

Attention, je ne dis pas du tout que c’est une preuve que le Québec est 10 ans en arrière de la France, loin de moi cet idée là (idée de maudit français!). Les cultures sont différentes, les envies et les gens aussi, ce qui explique la persistance de ces boutiques, mais j’avoue que je les avais, pour ma part, totalement oubliées.

Bonus – Ce que j’ai découvert sur la France en venant ici

On dit « du coup » Tout. Le. Temps.

 

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Escapades

Visiter Boston… le nez en l’air

Ceux qui me connaissent bien le savent, j’aime donner du contexte à mes histoires. Un peu trop même, tout me porte d’anecdote en anecdote, et de fil en aiguille par association d’idée, me voilà en train d’exposer mes dernières vacances alors que j’essayais simplement de raconter comment je me suis fait contrôler dans le bus la veille. J’aime croire que c’est ce qui fait mon charme, laissez-moi me prélasser dans cette douce illusion. Mais quoi qu’il arrive, aussi éloignée je puisse être du sujet, tout s’emboîte, tout s’imbrique et tout a sa place dans l’histoire.

Pour commencer celle-ci (d’histoire), revenons quelques années en arrière, à l’été 2013. Je cherche désespérément un stage de 4e année d’ingénieur et RIEN, j’envoie CV sur CV et rien n’arrive. Pour occuper mes journées de façon constructive, je décide de ne pas rester plantée chez moi et d’aller me poser dans un café à Paris et d’écumer le web. J’erre un peu dans les rues à la recherche de l’endroit parfait quand une averse d’été met fin à mes tergiversations. Je me réfugie dans un petit coffee shop à l’américaine (et non pas à la néerlandaise!). L’endroit est parfait, j’ai du café, des gâteaux et du wifi, que demande le peuple? Je commence donc à passer mes journées ici, en alternant recherche des stages et tentatives d’installation d’Eclipse (lol), dans l’espoir de coder un peu pour tuer le temps. Mais soyons honnête, je traîne aussi pas mal sur internet. Je cherche alors des articles sur un sujet qui me passionne, les différences culturelles entre les pays, les préjugés des uns sur les autres, ceux qui sont fondés et ceux qui ne le sont pas (ou que l’on admet pas). Et puis je cherche plus particulièrement sur les différences culturelles entre la France et les Etats-Unis, avec 2 échanges scolaires en Virginie et une ribambelle de correspondantes reçues, j’ai un petit avis sur la question. C’est alors que je tombe sur le blog de Mathilde, ou plutôt maathiildee (Mathilde si tu me lis, qu’est-ce que j’ai eu du mal à le retrouver le lendemain ton blog. Combien de a? Combien de i?), une française expatriée avec son mari à Boston. J’ai tout de suite accroché et j’ai lu les articles les uns après les autres, j’ai un peu découvert son histoire, ses étonnements, et surtout ses voyages à travers la région de Boston et au delà. Je n’avais qu’une envie après ces lectures, c’était de visiter cette ville, découvrir les food trucks (non mais parce qu’à l’époque, on en avait pas plein tout Paris), l’architecture, la vie là-bas. Ce fut un véritable coup de coeur.

Les mois ont passé et j’ai suivi le blog de manière sporadique, mais toujours en dévorant une dizaine d’articles au moins. Et puis un jour, je vois que Mathilde a monté son entreprise de visite guidée dans Boston, et je me jure que si un jour je voyage enfin là-bas, je ferai cette visite qui ne pourrait être que passionnante. C’est donc tout naturellement que j’ai réservé ma visite avec “Boston le nez en l’air” pour notre week-end escapade aux staaaaïïïtess.

Grand bien nous en a pris! Nous avons retrouvé Anaïs (elles se partagent les visites) ainsi que Florie, qui elle se formait pour les rejoindre comme guide. Déjà, nous avons eu droit à une visite privée, la grande classe (bon en même temps, y’a bien que quand t’habites au Québec que tu te dis que crapahuter à Boston en plein mois de mars à 0°C est une bonne idée). Le soleil brillait sur la neige de la tempête Stella qui nous était tombé sur le coin du nez quelques jours avant. Des conditions parfaites! Pendant ces 2h de visite, nous avons visité le très mignon (et cossu) quartier de Beacon Hill, un quartier au charme très anglais avec ses réverbères à gaz à l’ancienne. Puis nous avons découvert des lieux fondateurs de la ville, et j’ai enfin compris le Tea Party de Boston! Grâce à cette visite, nous avons fait notre réserve d’anecdotes à ressortir dans nos dîners mondains avec l’aristocratie montréalaise. Nous avons été par exemple très étonné d’apprendre qu’il y avait eu des esclaves blancs, notamment des irlandais fuyant la famine et payant leur voyage en années d’esclavage! Nous avons pris des coins et des recoins, des passages cachés.

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Bref, nous n’avons pas regretté un seul instant notre choix de visite! Boston est une ville absolument magnifique, vraiment unique, et chargée d’histoire. En visitant la ville, on comprend mieux les enjeux de la découverte et du développement de l’Amérique du nord, de la guerre de sécession.

Et voilà, on arrive enfin à la fin de l’histoire, ça partait de loin mais tout avait du sens non?

Si vous voulez voir le blog de Mathilde, c’est par . Et si vous voulez faire ses visites c’est par ici.

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Escapades

Our trip to Boston

Hey ça fait longtemps comment ça va ? Non non on ne vous a pas oublié, c’est juste que on a été pas mal pris ces derniers temps. Et pour nous faire pardonner c’est non pas un mais bien deux articles que nous allons vous faire. La chance hein ? On vous aurait bien offert autre chose mais via internet c’est ce qu’on peut faire de mieux.

Pour notre première excursion aux Etats-Unis nous sommes allés à Boston (bien prononcer Boston et non Bostone hein je ne sais pas trop pourquoi mais ici c’est comme ça).

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Pourquoi Boston? Excellente question. MMM laissez moi réfléchir à la question. La première raison je dirais que c’est parce que c’est une des grandes villes américaines pas loin (6h00 de route), la deuxième c’est qu’on avait un peu envie de voir les USA, et la troisième raison c’est parce que c’était la Saint-Patrick et apparemment ça valait le coup d’être vu à Boston.

Du coup nous sommes partis pour 6h00 de route, départ 18h00 du coup on devrait arriver en théorie vers ???? Oui exactement minuit. Disons que c’est ce qui se serait passé si on avait pas mis une heure à passer la frontière américaine. Oui parce que, ici, c’est pas l’Europe, il faut s’arrêter, dire d’où on vient, où on va, à qui appartient la voiture, depuis combien de temps on est pas venu aux Etats-Unis, de quelle couleur est notre caleçon préféré, enfin le genre de questions assez basiques en somme (on a quand même eu de la chance d’être tombé sur un douanier super sympa qui ne s’est même pas enervé quand on a galéré pour ouvrir les fenêtres de la voiture). Du coup après avoir passé une bonne heure à détailler notre vie nous avons décidé que même si c’était un endroit sympa pour passer le week-end, heu pardon, la fin de semaine, il était temps de reprendre la route.

Et donc arrivée prévue 1h45. Oui on ne sait pas bien où sont passées les 45min en plus mais bon.Vers 1h00, on était vraiment seul sur la route et un espèce de coyote, je pense, a decidé que le voyage était un peu trop monotone et a traversé devant nos roues. Mais bon rien de cassé, il a continué sa route et nous la nôtre et tout le monde est arrivé à destination en un seul morceau. Après ça nous sommes arrivé à ce qu’on pourrait appeler un péage, mais c’était juste une série de petites cahutes sans barrières. Vu qu’on avait pas de dollars américains, il nous a donné un ticket pour qu’on paie en ligne. Bien sûr, on s’est empressé de le perdre.

Une dernière petite frayeur pour la route, vu que nous sommes arrivés beaucoup, beaucoup plus tard que prévu au Airbnb, le propriétaire a mis un peu de temps à ouvrir. Du coup, on était un peu, imagine il ne se réveille pas. Mais bon il s’est reveillé et tout et bien qui fini bien on a pu se coucher dans une magnifique chambre dont le confort laissait à desirer mais bon à 1h45 on n’a pas fait les difficiles et on est allé se coucher.

Hop petite nuit et en route pour Boston. Ah au fait, j’avais déjà visité la ville il y a 4 ans et pour l’occasion je m’étais acheté un cartoville de Boston, et puis bon hein c’est pas comme si ça servait une fois tous les 4 ans, alors du coup, je l’ai pas pris. Bref, hop hop hop, il est temps de prendre le bus. Après avoir demander 6 fois des « Bus tickets » avec mon meilleur accent anglais, la dame a enfin compris ce que je voulais dire et nous en a donné. Et enfin on est arrivé. Il fallait être en ville assez tôt car nous avions une visite guidée de prévue toute la matinée (si vous voulez plus détails sur la visite, il faut lire l’article de Margot).

On passe donc en vitesse la première demi journée pour passer à notre première après-midi à Boston. On est allé voir les deux universités que j’ai refusé pour pouvoir faire mes études à Rouen, j’ai nommé Harvard et le MIT.

Harvard est vraiment tout mignon (sauf la fac d’informatique qui est vraiment immonde, tellement que je n’ai pas voulu la prendre en photo). On a touché la chaussure gauche de Mr John Havard, ça porte chance à ce qu’il parait. On a fait le tour du campus, c’est vraiment super mais je vous laisse juger par vous même, parce que une photo vaut souvent mille mots.

Après avoir voulu dévaliser la boutique de Harvard (oui parce que je suis un gros fan des boutiques d’école parce que même si je n’ai pas pu y aller au moins je peux avoir des goodies pour faire genre) et être reparti avec un petit porte-monnaie, direction le MIT. Là encore, ambiance studieuse, on sent les neuronnes qui chauffent sur des problématiques super compliquées que je ne comprendrais jamais. Ou alors ils sont juste en train de faire la sieste ou bien en train apprendre les tables de multiplication, après tout, pourquoi pas.

Après toutes ces aventures direction un pub pour une bière et un burger bien mérité. On m’a encore demandé ma carte d’identité ! Mais apparemment, aux Etats-Unis, tout le monde montre sa carte d’identité, absolument tout le monde, comme ça pas de jaloux. Et ceci conclut notre première journée à Boston (vous vous y faites à dire Boston et non Bostone ? Non ? Parce que moi pas du tout).

Deuxième jour à Boston, nous avons décidé de faire le Freedom Trail, c’est une ligne de briques rouges qui passe dans toute la ville à travers tout ce qu’il y d’intéressant à voir. On peut voir l’ancien city hall, un super petit musée, l’obélisque (oui il y a un obélisque, ils ont voulut faire comme à Paris mais ça rend moins bien)  et le plus vieux bateau militaire mis à la retraite. On a décidé de le visiter parce qu’on s’est dit que ça nous rechaufferait un peu et vu que c’était gratuit. Grosse erreur, big mistake comme ils disent aux US. Ils faisaient tellement tellement froid sur ce bateau! Heureusement on est pas resté très longtemps.

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Ensuite direction le petit marché pour manger un petit lobster roll, comprendre un sandwich mayo homard, un peu cher certes, mais Margot a bien aimé du coup ça valait le coup, et une pointe de pizza pour moi.

Une fois restaurés, direction la parade de la Saint-Patrick parce que c’était quand même pour ça qu’on était là. On a pris le métro qui a décidé de nous laisser une station avant celle qu’on visait, du coup on a marché loooooooooongteeeeeeeeeeeeemps dans le froid mais ça valait le coup. On s’est trouvé un petit tas de neige sur lequel monter pour admirer la parade. Bon entre nous, le mec qui vomit à 15 cm de toi pour cause d’abus de boisson ça perturbe un peu le charme de la parade mais c’était vraiment super. On a même eu un bonbon à la pomme.

Et après toutes ces aventures, nous sommes repartis vers Montréal, bien fatigués mais très contents de ce week-end. On en a profité aussi pour perdre nos deux passeports pour mettre un peu de challenge dans notre aventure canadienne mais ne vous inquiétez pas tout va s’arranger.

Et voila comment se termine un super week-end, le prochain arrivera surement le mois prochain.

Raphaël

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LNI

Bon ok, c’est vrai ça fait un moment que j’avais pas écrit. Je sais je sais je vous ai manqué. Est-ce que c’est crédible si je vous dis que c’est parce que j’ai re-trouvé du travail? Non? Vous ne croyez pas que c’est une excuse valable ? Moi non plus ne vous inquiétez pas. (Vous avez remarqué comment j’ai casé ça en mode subtile? Hihi c’était pour que vous soyez rassuré).

Mais du coup I’m back et c’est pour vous parler d’un super sujet, c’est ça qui compte non ? Vous êtes toujours fachés ? Allez un petit sourire 🙂

Du coup, c’est quoi la LNI? I’m glad you ask (oui je suis bilingue pour ceux qui se poseraient la question I spikeu euh veury goud angliche). Vous connaissez la NHL? Ici on dit la LNH, Ligue National de Hockey, parce qu’on n’utilise pas de mot anglais pour un sport auquel on déchire au Québec, pas question. Enfin tout ça pour dire que la LNI c’est la Ligue National d’ …. (suspence) ….Improvisation.

Pour faire court, deux équipes de 4 jours, deux arbitres et deux présentateurs (un peu en mode hockey mais sans la glace et les patins) et hop c’est parti. Un arbitre donne les instructions par exemple : « Improvisation mixte ayant pour titre : ‘La guerre du miel’, nombre de joueurs : 1 par équipe, catégorie : chantée, durée : 5 minutes » et hop c’est parti pour 5 minutes totalement improvisée de chants sur la guerre du miel entre une guêpe et une abeille et c’est vraiment, vraiment, vraiment drole.

Bon pour tout vous avouer, on a eu une improvisation où un gars imitait l’accent du Nouveau Brunswick en faisant apparemment tout un tas de référence, tout le monde éclatait de rire mais on a vraiment rien compris, mais vraiment rien du tout. Mais à part ça on a bien rigolé.

En fait ça reprend tous les codes du hockey, l’arbitre est habillé en rayé noir et blanc, il se fait siffler quand il prend des mauvaises décisisions et même quand les gens sont vraiment pas contents ils lui lancent leurs chaussures. Par contre on ne sait pas comment ils repartent après. Sans doute via la ville sous-terraine bien au chaud 🙂 Un moment l’arbitre a même expulsé un joueur sous prétexte qu’il a utilisé la réaction du public pour faire rire. Si nous on a bien rigolé, on ne plaisante pas avec l’improvisation.

Et à la fin de chaque impro, tout le monde vote pour l’équipe qu’il a préféré, la majorité l’emporte et s’il y a un doute les arbitres recomptent à la main. Comment qu’on fait pour voter ? C’est une vrai bonne question que vous posez là.  Je ne sais pas si je vais vous décevoir mais on a pas une tablette (oui sinon les arbitres ne recompteraient pas à la main voyons 🙂 ). En fait c’est assez simple, on a deux cartons et on montre la couleur de l’équipe pour laquelle on vote.

Voilà vous savez tout de la LNI, n’hésitez pas à y aller si vous avez l’occasion 🙂

 

Raphaël

 

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