ça c'est Montréal, Curiosités, Vie de tous les jours

La mousson

Aujourd’hui, nous avons décidé d’aller faire un petit tour pour profiter des (soit-disant) 13°C avec lesquels on nous bassine depuis environ une semaine. De la pluie est prévue mais ce n’est pas quelques gouttes qui vont nous arrêter, parole de (pseudo) normands.

Nous pointons notre nez dehors, il ne fait CLAIREMENT pas 13°C, plutôt un bon petit 5°C des familles. Un crachin rouennais fait friser nos cheveux  (enfin les miens, ceux de Raphaël ne connaissent pas la courbe). Un gros nuage nous menace au loin, quelque chose de plus sérieux arrive. Nous partons attendre tranquillement le bus. Après 5 minutes, soudain, un grondement, je lève la tête. Un mur d’eau fonce sur nous, les gouttes sont tellement grosse que je crois à de la grêle. Comme un seul homme, l’ensemble des futurs passagers du bus se rue sous la devanture d’une banque. Et là, la pluie. Une cascade tombe devant nos yeux. Si j’ai déjà connu d’aussi grosse pluie je n’avais jamais rien vu d’aussi soudain. La mousson.

Margot

Édit : on était prêt à ranger les manteaux d’hiver, les gants et les écharpes et commencer le printemps mais noooon après les trombes d’eau il se remet à neiger.

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Escapades

Trois-Rivières et la forêt perdue

Après notre tour (glacial) de Québec, nous sommes partis dormir dans un superbe BnB (l’Emerillon, que nous recommandons chaudement si vous passez dans le coin). La ville n’a pas un charme fou, même si voir les énormes cargos à quelques mètres de nous dans le port est assez fascinant.

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Mais nous avons décidé de passer la nuit là-bas car nous avions un objectif le lendemain: le domaine de la forêt perdue. C’est une forêt  (non vraiment?) dans laquelle se trouvent 15km de sentiers glacés. Il suffit de chausser ses patins (oui encore 🙂 ) et de profiter de la forêt.

L’endroit est vraiment magique, on se perd dans les sentiers au milieu des arbres et on rencontre au détour d’un virage on tombe nez à nez avec un lama, une vache, une chèvre  (tmtc Ilona Mitrecey).

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Il y a même une cabane où on peut se réchauffer et prendre une gaufre ou un chocolat chaud (ou rien si comme nous vous n’avez pas pris de cash 🙁). Après 2 bonnes heures sur place, nous avons récupéré notre produit local. Ah oui, parce que l’entrée coûtait 16$, 7$ pour l’entrée et 9$ pour un produit local. Bien tout ça pour faire vivre l’économie locale. Bon, pour 18$ nous avons eu un paquet de 10 bonbons artisanaux et le plus petit pot de miel du monde (validé par le Guiness Book des records).

 

Nous avons donc repris la route pour Montréal. Comme l’autoroute était un peu monotone, nous avons décidé de passer par les petites routes. Nous n’avons pas du tout regretté, avec tous ces petits villages de campagne sous la neige, nous avons découvert un autre Québec. Puis il s’est mis à neiger de plus en plus fort, nous nous sommes donc arrêtés pour un petit café dans un Tim Hortons, comme des vrais canadiens!

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Belle tempête n’est-ce pas? Le retour à Montréal fut compliqué, avec toute la neige, il y avait de beaux embouteillages.

Bref, voilà qui conclue un superbe week-end, froid mais plein de découvertes (et de chiots).

Margot

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Escapades

Week-end (oui je sais assez basique mais je ne suis pas inspiré)

Hey, on vous a manqué? Comment ça pas plus que ça ? Ah vous m’avez fait peur.

Bref vous savez qu’on a loué une voiture mais est-ce que vous savez pourquoi ? C’était juste pour avoir le plaisir de conduire un SUV sur la neige. Non, en vrai, on avait un objectif. On est allé près de la ville de Québec dans l’état de Québec. En gros c’est là :

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C’est une ville toute mignonne. Et pour tout vous dire on n’est pas allé là par hasard. On est allé sur l’île d’Orléans, la petite île à côté du point rouge sur la carte. C’est une île bien sympathique sur le Saint-Laurent, l’été ça doit être super chouette mais pour le moment ça ressemble plus à ça :

C’est beau hein ? Bon j’avoue ça manque un peu de couleurs mais c’est super sympa. On aurait bien tenté une petite baignade mais pour tout vous dire, on avait oublié nos maillots de bain. Pas de chance.

Et du coup, on est venu précisément sur cette île parce que mes collègues de Monoprix m’avaient offert, entre autres, une balade en traîneau à chiens ici même. Je voudrais d’ailleurs vraiment beaucoup les remercier parce que c’était vraiment super 🙂

On est arrivé sur place et on se demandait un peu comment ça allait se passer. Est-ce qu’on allait être tous les deux confortablement installés sous une couverture dans le traîneau? Ou bien est-ce qu’on allait avoir chacun notre traîneau et pouvoir faire des courses au milieu de la campagne enneigée ? Alors, non c’est pas comme ça que ça se passe.

D’abord, il y a un gars qui appelle les gens pour le « briefing ». Et là tu as 28 personnes qui approchent. Alors, soit ils ont un traîneau ouffissimement grand, mais ça ne doit pas être pratique, soit ils ont beaucoup de chiens. Et bon bah, ils ont beaucoup de chiens 🙂

En gros, tu as 6 chiens un petit traîneau pour deux, un qui conduit et l’autre qui est (plus ou moins) confortablement installé (ici c’est moi 🙂 ) :

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Alors pour tout vous avouer c’est pas exactement comme dans les films le chien de traîneau (mais c’est quand même super hein rassurez-vous 🙂 ). Disons que dans les films, les pauses des chiens c’est parce qu’ils sont fatigués, en vrai il faut gérer les pauses pipi (et autres) qui sont, ma foi, assez nombreuses ^^

Les chiens n’ont qu’une envie, c’est de partir à fond et de courir. Mais bon vu qu’on est 14 attelages (28/2 heuuuuu oui c’est bon ça fait 14) bah il faut contrôler leur vitesse. Donc, toujours un pied sur le frein et tu gères les distances. Et dès que tu t’arrêtes, ça se met à grogner, à hurler, ils veulent vraiment repartir direct, pas l’temps de niaiser.

Mais bon plutôt qu’un long discours des belles photos valent plus le coup (on essaiera de mettre des vidéos plus tard).

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Bon des fois ils sont vraiment fatigués quand même. C’est dur de traîner deux gros lardons comme nous 🙂

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C’est comme ça qu’on conduit un traîneau avec classe 🙂

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Il faisait quand même pas mal froid 🙂

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Alors, c’est pas qu’il baille, il est juste impatient qu’on reparte.

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On a décidé de leur donner des petits noms histoire de s’y retrouver :

On a en tête, Croc-Blanc (original hein? Oui mais des fois un bon vieux cliché ça fait du bien) et Norbert. Ensuite, on a Géraldine qui arrêtait pas de retirer son harnais, parce que bon Mademoiselle avait décidé de ne pas faire comme les autres et Gertrude. Et derrière, Chenapan et Galopin. Et tous ensemble c’était vraiment une équipe du tonnerre.

Quand on est rentré, les accompagnateurs nous ont dit de les flatter pour leur montrer qu’ils avaient fait du bon travail. Et en vrai au début, on était pas serein serein, parce qu’ils avaient passé une heure à hurler, à grogner, à montrer les crocs de temps en temps. Donc on s’est approché prudemment. Mais en fait c’est gros chamallows, ils sont vraiment trop mignons et tout gentils. On a passé 20 bonnes minutes à les féliciter.

Et après ça on a le droit d’aller voir les chiots qui sont aussi trop cute. Attention, certaines images peuvent heurter la sensibilité de certains gants, merci de les éloigner de l’écran.

Et voilà comment se termine notre escapade expédition mi-loup, oui c’est le nom officiel. On se quitte avec des photos de la ville de Québec.

Boujoux

Raphaël.

Qu’est ce que vous faites encore là ? Je vous avais dit que c’était la fin. Mmm c’est vrai que un week-end dure deux jours et je n’ai parlé que d’un seul jour ici. C’est vrai aussi que vous avez bien mérité un petit quelque chose pour avoir lu jusqu’au bout. Bon bah voilà ce que je vous propose, on va se concerter avec Margot et on va vous faire un bel article sur le dimanche, ça vous va ? Non ? Bah tant pis c’est comme ça 🙂 je sais c’est cruel.

Bon je vous laisse j’ai de la neige à pelleter.

Raphaël

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Vie de tous les jours

Location de voiture, la revanche inattendue

Beaucoup qui me connaissent savent mon amouuuur pour les agences de locations de voiture. Une nouvelle histoire à chaque fois, une nouvelle tentative d’arnaque à chaque voiture louée. Assurances non demandées, prix d’une option donnée hors taxe (pas dans un pays où tout est hors taxes comme ici), tentative de frais supplémentaires pour voiture rendue trop tôt (???).

Bref, quand nous croyions connaître toutes les bassesses des agences, une nouvelle astuce pointait le bout de son nez. Pour ce premier week-end hors de Montréal, l’histoire avait pourtant commencé comme d’habitude. Au moment de signer le contrat, le prix est passé de 101$ à 150$… Une assurance pour la voiture (que soit disant nous avions demandé à l’instant). Bref, encore une tentative de filoutage. Le client ne fait pas attention, il a tout choisi ses options et assurances tranquillement chez lui, et arrivé à l’agence, c’est le grand numéro du blabla embrouillaminesque. Et si on ne décortique pas l’affaire, on se retrouve à payer 50% de plus avant de comprendre ce qui nous est arrivé.

Bref, rodés, on s’empresse de rétablir ce qui était prévu avant de signer quoi que ce soit. Et là, première surprise, au lieu de la voiture de base que nous avions choisi, on se retrouve avec un beau SUV Mitsubishi des familles. D’ailleurs nous avons béni cet heureux surclassement au moment de grimper une côte à 15% enneigée.

Bref le week-end se passe puis nous rentrons à Montréal sous la neige et heureux. Après le -toujours angoissant- tour de la voiture par l’employée de l’agence, nous passons à la caisse. Et là après une explication dans un français approximatif (pas québécois hein, juste une anglophone qui ne parlait pas bien français), elle nous annonce qu’on ne paie qu’un jour de location sur 2. La facture est passée à 50$. Nous sommes partis sans demander notre reste.

Comme quoi, tout arrive.

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Margot

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ça c'est Montréal

Hockey

« Tu as vu le dernier match de Paris ce week-end? », c’est une phrase assez  récurrente au bureau le lundi matin (Notez bien que je n’ai rien contre hein au contraire ^^).

Ici c’est plutôt rare de parler du PSG, on va plutôt parler du Canadien (oui au singulier), pas de ballon rond non plus mais de bâtons et de rondelles (comment ça, ça vous fait penser à autre chose? je ne vois pas de quoi vous parlez ^^).

Du coup on est allé voir un petit match au centre Bell  Le Canadien contre les Buffalo SABRES, une rencontre qui s’annonçait de ouf avec des bagarres, plein de goal, un suspense de ouf, une bataille jusqu’à la dernière seconde, bref un bon gros match de hockey. Et franchement on a pas été déçu.

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Eh ouais ça en jette hein 🙂 Ils se sont servis de la patinoire comme écran. Oui je suis d’accord c’est à l’envers mais quand même on ne voit pas ça tous les jours. Et puis pour certains spectateurs c’était dans le bon sens, ça fait environ 50% de satisfaction, c’est pas si mal ^^.

Déjà, on a vu une victoire ce qui, aux vues du classement, n’était pas une certitude, enfin bon 8ème c’est pas si mal 🙂  :

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Alors, il faut savoir que le jeu est vachement interrompu (il faut très souvent surfacer la patinoire, et puis, c’est plus simple pour mettre des pubs) et du coup il y a plein de petits jeux, des lancers de T-Shirt, des Tam-Tam cam (oui pour de vrai 🙂 ), des cams normales.  Bon on a pas eu de T-shirt, on ne nous a pas vu sur l’écran, et on a pas été tiré au sort pour gagner des cadeaux mais c’était sympa à voir. En plus, il y a des restos qui mettent des challenges genre des ailes de poulet offertes si les Canadiens marque 5 goals. Ah on a aussi appris comment certains joueurs faisaient pour nouer leur cravate.img_20170131_192249

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Du coup, on a vu une victoire ce qui est déjà génial, 5-2 si vous voulez tout savoir (non on est pas allé chercher les ailes de poulet. Pourquoi ? heuuuuu et ben parce que on ne savait pas où c’était en fait ^^) mais en plus on a vu un tour du chapeau. Et quand il y a un tour du chapeau tout le monde lance son bonnet sur la glace, c’est assez marrant. Bon l’histoire ne dit pas si les gens les ont récupérés mais c’était drôle.

Mais dit donc Rafou, c’est quoi un tour du chapeau. C’est une très bonne question la petite voix. En fait c’est très simple c’est quand un joueur arrive à marquer 3 goal dans une même partie. C’est l’équivalent du coup du chapeau pour le foot.

Ah et aussi en plus du match, on s’est payé pour la modique somme de 15$ deux mini hot-dogs et un bretzel. Je ne savais pas où placer cette information, vitale à la compréhension de ce post, du coup ça sera ma conclusion.

Raphaël

Bon ok je rajoute des photos parce que vous avez été sages et que vous avez lu jusqu’au bout 🙂 Bon week-end.

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PS de Margot : Y’a une super chanson quand ils marquent un but, c’est « Allez Allez Allez, Allez Montréal, Allez Allez Allez, Allez Montréaaaaaal, Allez Allez Allez, Allez Montréal, On va gagner, on va gagner, on va gaaaaaaaaagneeeeeeeer » (très bonne chanson, avec des paroles justes et émouvantes)

 

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Curiosités, Vie de tous les jours

Montréal souterrain

Aaaah, je vous ai aguiché n’est-ce pas? Je pense que  la remarque que l’on m’a le plus faite, et de loin, est « Mais de toute façon, tout le monde vit en souterrain l’hiver. Il y a une ville SOUS la ville. » Alors je suis vraiment désolée mais vous allez être trèèèèès déçus.

Premièrement, le Montréal souterrain ne couvre qu’une toute petite partie de Montréal, le centre-ville. Voilà une carte de ce dernier :

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Et maintenant voilà ce que cela représente, en gros, sur une carte (toute imprécision de ma part sera totalement fortuite).

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Sachant que notre chez-nous est le point bleu et mon travail le point vert. Vous voyez le problème?

Deuxièmement, finalement, ce n’est qu’un assortiment de centre commerciaux reliés les uns aux autres par des tunnels et connectés au métro. Vous voyez comment à la Défense les 4 temps sont reliés au CNIT, au métro et au RER? Comment de là on peut prendre le RER A pour se retrouver dans l’immense dédale de Châtelet et de son centre commercial? Est-ce qu’on appelle ça le Paris souterrain? Non. Et franchement, ça n’a rien de plus excitant que ça. Alors oui, c’est vrai qu’on peut relier vraiment pas mal de centre commerciaux entre eux, c’est quand même assez grand, mais la légende s’arrête là. Non, tous les montréalais ne se transforment pas en taupe l’hiver venu. Pour être même parfaitement honnête, sachant qu’on habite assez loin du métro et que celui-ci est beaucoup moins maillé serré qu’à Paris, on marche BEAUCOUP plus dehors depuis qu’on est ici. Et je vois tout le temps des gens dehors (on a pas encore connu de -30°C, certes, mais pas mal de -10°C quand même). Et comme partout, tu trouves des gens assez fous pour courir quelle que soit la météo (spéciale dédicace à ma team running JCDecaux).

Mais alors, d’où vient cette légende, cette fascination. Je savais depuis quelques années que toute cette histoire de souterrains était totalement surfaite vu que j’ai un oncle et sa famille qui habitent Montréal depuis longtemps, mais quand même. Je me souviens bien avoir lu et entendu de nombreuses histoires à ce propos. J’imaginais une ville totalement souterraine, avec ses rues et ses magasins. Pourquoi la quasi-totalité des français (et peut-être d’autres pays également), ont cette même vision? Comme je suis sympa (et très curieuse), je mets en route le mode Margopédia.

Je ne vous citerai pas mes sources vu que je n’arrive plus à retrouver l’article en question, mais voilà ce que j’ai pu en retirer. La construction des parties souterraines de Montréal a commencé dans les années 50, prolongée par la construction du métro en 1962. Puis, en 1967, Montréal a accueilli l’exposition universelle. L’un des projets étaient de présenter la « Ville souterraine », le but ultime étant de créer une véritable ville sous la ville, avec ses rues et ses commerces, qui permettrait de ne jamais mettre le nez dehors si le coeur ne nous en disait pas. Cela vous rappelle quelque chose? Eh oui, l’histoire est restée intacte depuis et le projet… se résume maintenant à tout un tas de centre commerciaux reliés par des couloirs impersonnels. Ah les légendes ont la vie dur, c’est comme quand tout le monde croit encore que de savoir rouler sa langue en U est génétique, alors qu’on a la preuve du contraire depuis… 1975! (oui oui, toute votre vie n’est qu’un mensonge, ça m’a fait ça aussi, mais on s’en remet^^)

Bref, Montréal est une ville qui vibre l’hiver, il y a un nombre incalculable d’activités en plein air pour en profiter, luge, patin, ski de fond, raquettes. Bref, aucune raison de passer sa vie enfermé!

Plein de bisous glacés

Margot

 

PS : en même temps avec des articles comme ça pas étonnant que la confusion règne encore.

 

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Vie de tous les jours

L’hiver

Quand nous avons décidé de partir au Québec, nous avons choisi de partir au mois de janvier. Il y avait plusieurs raisons, déjà, je n’avais pas de visa de travail et j’avais pour projet de reprendre mes études. La rentrée d’aout précipitait un peu les choses, nous nous sommes donc décidés pour la rentrée de janvier. Et puis j’ai trouvé un travail qui me permettait de commencer à travailler en janvier, donc la date était fixée! Voilà pour la véritable explication. Mais qund les gens nous demandaient « Vous partez en janvier? Vous avez pas peur! », j’aimais répondre « c’est l’épreuve du feu, si on supporte ça, on sera prêts à tout ».

Bon alors, il est comment cet hiver? Les rageux nous diront que ça ne compte pas, qu’il a fait 2°C pendant 2 semaines (équivalent à 20°C en langage hivernal montréalais), mais, on a eu 15cm de neige depuis le début, une pluie verglassante de dingue et une semaine à -10°C. C’est donc bien plus hivernal que ce qu’on a connu jusque là. Eh bien pour l’instant… J’adore. Vraiment. J’imagine que j’ai bien le temps d’être tannée, mais pour l’instant, pas une once de gavage à l’horizon. J’ai toujours préféré qu’il fasse franchement froid l’hiver, alors je suis servie. J’adore quand tout est glacé, qu’on marche dans le froid pour enfin arriver à la maison au chaud. Et marcher dans la neige… J’ai encore des étoiles dans les yeux de notre longue promenade au Mont Royal cet après-midi.

Mais, il y a une grande différence, ici, on VIT l’hiver. Quand à Paris on se gèle à 5°C dans notre duffle coat tout nul, ici, on assume le combo thermolactyle/polaire/parka à -15°C. On porte au quotidien des bottes de neiges (mes magnifiques Sorel d’amouuuuuur). Bref, on est pré-pa-ré.

Enfin, on s’est découvert une nouvelle passion. Le patin à glace. Il faut savoir qu’à Montréal, il y a des patinoires partout. Elles ne sont pas forcément immenses, mais elle sont en plein air, accessibles gratuitement tous les jours et éclairées le soir. Par exemple on a 2 patinoires à 500m de chez nous. On s’est donc acheté des patins et nous essayons de les enfiler dès que possible. Quand on a un peu plus de temps, on peut aller sur des patinoires encore plus sympa, ce matin par exemple nous avons été sur un lac naturel gelé sur le Mont Royal. La montagne (c’est son ptit nom), c’est aussi l’occasion de profiter de la neige PROPRE. Parce que bon, faut pas se lerrer, la neige en ville c’est bien, mais au bout de 2 jours, ça se transforme en une espèce de bouillasse marron-grise (et jaune si un chien est passé par là). Alors une petite promenade au Mont Royal permet de se sentir au ski (d’ailleurs il faut qu’on teste le ski de fond, il y a plein de pistes), à 2 pas de la ville.

Peut-être que dans un mois je vous ferai un article sur ma haine de l’hiver, mais pour l’instant. On pro-fite!

Avec tous mes flocons,

Margot

 

 

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