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Week-end au vert

20170819_124330Coucou,

On va vous raconter notre dernière aventure pleine de rebondissements, accrochez-vous bien, ça vaut le détour. Au programme : du suspense, une bataille contre le déchaînement des éléments, des rencontres inattendues et des récompenses bien méritées. Ça va être aussi bien que le dernier Star Wars je vous le garantis.
Nous avons décidé de faire quelque chose dont on entend parler depuis un moment : le camping au Québec. On a tous vu des films américains où on voit un camping au vert, avec un bon feu, une tente solide et des chamallows à faire griller. On va vous emmener dans une aventure similaire 🙂
Tout commence, tranquillement, départ vendredi soir il ne pleut plus depuis 4 heures, ouf que. Sur la route deux surprises nous attendent, deux familles de biches/faons ont décidé que ça serait rigolo de traverser devant nos roues. Oui parce que la route est vraiment monotone, du coup, un peu de challenge ça ne fait pas de mal. Pas de bobos à déplorer sur notre voiture ni sur les familles de cervidés, on arrive à bon port vers 19h30. Le temps d’aller manger un morceau, d’acheter du bois pour le feu et de trouver notre emplacement, il est 20h30, et nos compagnons ne sont toujours pas arrivés. Oui, vous croyez quand même pas que nous sommes partis seuls? Non, on a pris dans notre équipe deux québécois locaux, rodés aux joies du camping. Le soucis dans tout ça, c’est que c’est eux qui ont les tentes. Mais bon, pas de soucis, on a un plan de secours :
– Faire un feu
– Faire griller des chamallows
– Boire des bières
Un plan parfait en somme. Mais, on a à peine posé un pied sur l’emplacement qu’il se met à pleuvoir des cordes.
On ne se décourage pas et en attendant on tente quand même un feu sous le parapluie. Oui on est des aventuriers de l’extrême. Autant vous dire que ce fut un échec cuisant et que, à part à gâcher quelques bûches, ça n’a vraiment servi à rien (et en plus maintenant mon parapluie sent la fumée). Au moins on est sûr que Koh Lanta, c’est pas fait pour nous (comme si on avait eu des doutes la dessus ^^).
Finalement, nos compagnons arrivent, on a monté deux tentes en moins d’une demie heure (oui il y en a une c’était un chalet auto-montant, donc c’était un peu de la triche mais quand même on est fier de nous) et hop au dodo 🙂
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Le lendemain, on se réveille tranquillement et on part, direction l’accueil, pour savoir où commence la fameuse randonnée de la Chute aux Rats. Comment ça vous n’avez jamais entendu parler de cette randonnée, elle est pourtant super connue, au Québec, enfin dans le parc du Mont Tremblant, bon ok, c’est normal que vous ne connaissiez pas. Mais maintenant vous pouvez vous vanter d’avoir entendu parler de cette fameuse chute, on ne sait jamais, dans un repas de famille ça peut toujours servir.
Bref, tout ça pour dire qu’une fois à l’accueil, on a attendu un quart d’heure pour qu’on nous dise que le départ est à environ 250m de notre campement. Mais bon on a été bien content de faire ce détour quand sur le chemin entre l’accueil et le campement, on est tombé sur une biche et un cerf en train de bouloter des feuilles sur le chemin. Pas farouche pour deux sous, on a pu pas mal s’approcher pour faire quelques photos et on est reparti direction de la Chute aux Rats. Sur la route, à part un crapaud en train de lézarder au soleil, rien de particulier à signaler. On s’arrête 5 minutes pour faire quelques photos de la chute (bah oui c’était quand même pour ça qu’on avait fait le déplacement à la base), on mange quelques chips et c’est reparti vers le camping.
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Une fois de retour au camp, on re-tente de faire un feu, avec un peu plus de succès que la première fois, mais c’était quand même pas ça. Ça nous a quand même permis de faire des chamallows grillés, ce qui était assez satisfaisant je dois bien avouer. Direction la plage ensuite, pour une petite sieste bien méritée. Programme de la soirée, bière et pizza sur branche (tout un concept, mais quand on a pas le matériel on se débrouille), grand feu qui marche bien et chamallows 2 le retour. En somme parfait pour conclure cette première journée de camping. Et cerise sur le gâteau, il ne pleuvait pas 🙂
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Pour la deuxième journée, on a été faire du canoë un mode première nation (amérindien si vous préférez) c’est sympa, moins stable que les canoës insubmersibles jaunes, mais ça fait le job. On s’est promené une petite heure sur le lac tranquillement (enfin en luttant comme des fous pour ne pas se laisser dériver par le vent mais tranquillement quand même ^^) et puis on a fini par une petite baignade.
Le temps de rentrer au camp et c’est déjà l’heure du rangement, au programme pliage de tente (ça prend plus de temps à plier que à monter mais au moins, ce n’était pas sous la pluie), chargement de la voiture, petite vaisselle et puis c’est l’heure du départ.
Sur le chemin du retour rien de bien passionnant à part un lapin qui a pensé que c’était une bonne idée de traverser juste devant nos roues. Plus de peur que de mal pour les deux parties, il a réussi à passer sans bobo.
De notre week-end on retiendra deux choses, il faut être super équipé pour faire du camping, vraiment quand on se prépare il faut prendre presque toute sa maison avec sois. La deuxième… Eh bah j’ai déjà oublié, ça ne devait pas être important, un truc sur les petits détours qui valent le coup ou quelque chose comme ça ^^
Ciao
Raphaël
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Escapades

À la découverte de la capitale du Canada

J’adore écrire pour le blog, Raphaël aussi je pense, je trouve que c’est une belle façon de tenir nos proches (et les quelques inconnus de passage) au courant de notre aventure ici. Non seulement il y a un plaisir à partager, mais aussi un simple et réel plaisir d’écrire. Encore une fois je parle pour moi, mais relisant les articles de Raphaël pour le blog (et à la lecture de nombreux écrits depuis plusieurs années), je sais que le plaisir est là aussi pour lui, c’est indéniable.

Pourtant, les articles se font plus rares, pourquoi? Si je fais de temps un article sur notre quotidien ici, ceux-ci demandent non seulement du temps et de l’investissement, mais aussi, un couple de français à Montréal, ça n’a rien d’original, et je ne veux pas écrire le billet publié mille fois. Nous restons donc surtout sur nos aventures et nos escapades. Donc, quand il y a une escapade digne d’intérêt, nous la raconterons avec plaisir, nous partagerons notre aventure par l’écriture, c’est sûr! Or, certains (la plupart?) de nos week-ends sont composés de courses et de ménage, avec éventuellement une balade au parc du coin ou une séance au cinéma. Et même si faire 1km à pied sur les trottoirs montréalais pour aller au supermarché peut relever de l’aventure, j’en conviens, je doute de l’intérêt d’un article dessus.

Bref, comme dirait Raphaël, vous devez être en train de vous dire, on m’avait promis la découverte de la capitale du Canada, et là, ça fait 5 minutes qu’on parle d’autre chose! Ça s’en vient, ça va pas être bien long! Et bien vous avez de la chance, depuis que nous sommes revenus de vacances, tous nos week-ends ont comporté des escapades, et ça n’est pas fini! C’est parti pour le deuxième épisode des aventures de l’été, Ottawa!

Pour changer, nous sommes partis sous une pluie battante de Montréal. Bon. On était loin du niveau de la semaine précédente, mais le thème de l’été – la pluie – était respecté. Heureusement, peu avant le passage de la frontière entre le Québec et l’Ontario, le temps c’est vraiment dégagé et nous avons roulé vers le beau temps.

Ottawa est une très jolie ville, le centre ville est petit mais ne manque pas de charme. Nous avons découvert la fameuse colline du parlement sous en ciel bleu peuplé de cumulus (oui, j’ai fait des recherches sur les nuages) avec ses nombreux bâtiments néogothique (j’ai aussi fait mes recherches en architecture). On s’est promené tout autour, nous sommes descendus le long de la Rivière des Outaouais où la faune locale (des canards) se prélassait dans des eaux d’une propreté douteuse (un fleuve de ville quoi). La balade se termine par une magnifique écluse, ou même plutôt écluseS, car il n’y a pas moins de 8 écluses successives pour descendre du Canal Rideau à la Rivière des Outaouais située près de 25 mètres plus bas. Pour le folklore, ces écluses sont opérées à la main, et quand je dis à la main, c’est à la force des bras sans aucun mécanisme électrique (en tout cas de ce qu’on ait vu).

Une matinée richement remplie donc, sous un soleil plus qu’agréable (quelques gouttes ont un moment menacé de tomber, mais se sont vite ravisées). Après un petit cliché devant une araignée géante, nous visitons le sympathique marché By autant vous dire que ça change des tristes fruits et légumes du supermarché! Puis épuisés et affamés, on s’installe à l’intérieur d’un restaurant, à l’intérieur malgré le beau temps (la chaleur était étouffante). Si un jour vous passez par Ottawa, je ne peux que vous recommander le restaurant Play Food and Wine (1 York Street), les plats étaient très originaux et c’était l’un des meilleurs repas que nous avons eu depuis notre arrivée au Canada!

Petite anecdote cocasse, nous entendant parler français (non, non, non, ce n’était pas mon accent en anglais, je m’y refuse!), la serveuse nous a demandé si nous étions Québecois! Il n’y a bien qu’en Ontario que l’on peut nous prendre pour des Québécois 🙂

Nous décidons alors de partir visiter le musée de l’Histoire du Canada, de l’autre côté de la rivière à Gatineau. L’air d’une lourdeur incroyable, le ciel est menaçant, nous pressons un peu le pas – nous sommes à 20 minutes de la voiture. Cette fois, la pluie commence à sérieusement tomber nous obligeant à sortir le parapluie. Si jamais vous vous posez la question, sachez qu’un parapluie pour 2 quand il tombe des seaux, c’est une équation simple : 1/2 parapluie = 1/2 humain mouillé (ou sec, selon si vous êtes de l’école du verre à moitié vide ou du verre à moitié plein (quoi que là on était plutôt sur de la marmite vue la quantité d’eau, bref je digresse (Grêc… NON))). Plus on croit qu’il ne peut pas décemment se mettre à pleuvoir plus, plus l’averse redouble d’intensité. Nous montons dans la voiture au son du slotch slotch de nos chaussures.

En arrivant au musée, l’orage est au dessus de nos têtes, vraiment. Un éclair et paf, l’électricité est coupée dans le bâtiment. Heureusement, le courant est vite rétabli et nous pouvons entamer la visite. Le musée est très bien fait, on ne s’y ennuie absolument pas (ce qui est en général signe d’un bon musée n’est-ce pas?) et on y apprend beaucoup (puis on oublie beaucoup).

La journée se termine par la visite de Mosaïcanada, de grandes sculptures horticoles en hommage aux différentes provinces et territoires du Canada pour les 150 ans du pays cette année.  Caribous, orignaux, chevaux sauvages mais aussi Inukshuk (ces grands empilements de pierres typiquement Inuit), faune, flore, culture, tout est là. Nous retrouvons pour cette visite ma grande cousine Emilie, son mari et ses enfants.

La faim commence à nous saisir, et nous réfléchissons à notre hébergement pour le soir. Nous évoquons à demi-mot un buisson en forme de boeuf musqué qui nous semble creux et à l’abris du vent, et je montre à Raphaël quelques baies de la toundra qui pourraient nous servir de repas. Ma cousine apprenant que nous n’avons rien à manger et nulle-part ou dormir nous propose de nous héberger. Bon j’admets ajouter un côté un peu romancé à l’histoire, tout était déjà organisé, mais parfois il faut ajouter un peu d’aventure pour satisfaire les foules. Nous finissons la soirée autour d’un feu à faire griller des guimauves en chantant au son d’une guitare (bien que d’aspect totalement cliché, cette partie de l’histoire est elle, parfaitement véridique).

Nous passons ensuite la matinée avec la petite famille de ma cousine et notre séjour se termine avec un bon repas mexicain pris en ville tous ensemble.

L’histoire pourrait se terminer là, malheureusement, 10 minutes avant notre départ, une charmante guêpe a décidé de me piquer juste sous mon bras, 2 fois, ce qui a globalement totalement gâché le chemin du retour.

Dans le prochain épisode de nos aventures, vous verrez que la pluie n’a pas fini de pimenter nos week-ends!

 

 

 

 

 

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