Escapades

À la découverte de la capitale du Canada

J’adore écrire pour le blog, Raphaël aussi je pense, je trouve que c’est une belle façon de tenir nos proches (et les quelques inconnus de passage) au courant de notre aventure ici. Non seulement il y a un plaisir à partager, mais aussi un simple et réel plaisir d’écrire. Encore une fois je parle pour moi, mais relisant les articles de Raphaël pour le blog (et à la lecture de nombreux écrits depuis plusieurs années), je sais que le plaisir est là aussi pour lui, c’est indéniable.

Pourtant, les articles se font plus rares, pourquoi? Si je fais de temps un article sur notre quotidien ici, ceux-ci demandent non seulement du temps et de l’investissement, mais aussi, un couple de français à Montréal, ça n’a rien d’original, et je ne veux pas écrire le billet publié mille fois. Nous restons donc surtout sur nos aventures et nos escapades. Donc, quand il y a une escapade digne d’intérêt, nous la raconterons avec plaisir, nous partagerons notre aventure par l’écriture, c’est sûr! Or, certains (la plupart?) de nos week-ends sont composés de courses et de ménage, avec éventuellement une balade au parc du coin ou une séance au cinéma. Et même si faire 1km à pied sur les trottoirs montréalais pour aller au supermarché peut relever de l’aventure, j’en conviens, je doute de l’intérêt d’un article dessus.

Bref, comme dirait Raphaël, vous devez être en train de vous dire, on m’avait promis la découverte de la capitale du Canada, et là, ça fait 5 minutes qu’on parle d’autre chose! Ça s’en vient, ça va pas être bien long! Et bien vous avez de la chance, depuis que nous sommes revenus de vacances, tous nos week-ends ont comporté des escapades, et ça n’est pas fini! C’est parti pour le deuxième épisode des aventures de l’été, Ottawa!

Pour changer, nous sommes partis sous une pluie battante de Montréal. Bon. On était loin du niveau de la semaine précédente, mais le thème de l’été – la pluie – était respecté. Heureusement, peu avant le passage de la frontière entre le Québec et l’Ontario, le temps c’est vraiment dégagé et nous avons roulé vers le beau temps.

Ottawa est une très jolie ville, le centre ville est petit mais ne manque pas de charme. Nous avons découvert la fameuse colline du parlement sous en ciel bleu peuplé de cumulus (oui, j’ai fait des recherches sur les nuages) avec ses nombreux bâtiments néogothique (j’ai aussi fait mes recherches en architecture). On s’est promené tout autour, nous sommes descendus le long de la Rivière des Outaouais où la faune locale (des canards) se prélassait dans des eaux d’une propreté douteuse (un fleuve de ville quoi). La balade se termine par une magnifique écluse, ou même plutôt écluseS, car il n’y a pas moins de 8 écluses successives pour descendre du Canal Rideau à la Rivière des Outaouais située près de 25 mètres plus bas. Pour le folklore, ces écluses sont opérées à la main, et quand je dis à la main, c’est à la force des bras sans aucun mécanisme électrique (en tout cas de ce qu’on ait vu).

Une matinée richement remplie donc, sous un soleil plus qu’agréable (quelques gouttes ont un moment menacé de tomber, mais se sont vite ravisées). Après un petit cliché devant une araignée géante, nous visitons le sympathique marché By autant vous dire que ça change des tristes fruits et légumes du supermarché! Puis épuisés et affamés, on s’installe à l’intérieur d’un restaurant, à l’intérieur malgré le beau temps (la chaleur était étouffante). Si un jour vous passez par Ottawa, je ne peux que vous recommander le restaurant Play Food and Wine (1 York Street), les plats étaient très originaux et c’était l’un des meilleurs repas que nous avons eu depuis notre arrivée au Canada!

Petite anecdote cocasse, nous entendant parler français (non, non, non, ce n’était pas mon accent en anglais, je m’y refuse!), la serveuse nous a demandé si nous étions Québecois! Il n’y a bien qu’en Ontario que l’on peut nous prendre pour des Québécois 🙂

Nous décidons alors de partir visiter le musée de l’Histoire du Canada, de l’autre côté de la rivière à Gatineau. L’air d’une lourdeur incroyable, le ciel est menaçant, nous pressons un peu le pas – nous sommes à 20 minutes de la voiture. Cette fois, la pluie commence à sérieusement tomber nous obligeant à sortir le parapluie. Si jamais vous vous posez la question, sachez qu’un parapluie pour 2 quand il tombe des seaux, c’est une équation simple : 1/2 parapluie = 1/2 humain mouillé (ou sec, selon si vous êtes de l’école du verre à moitié vide ou du verre à moitié plein (quoi que là on était plutôt sur de la marmite vue la quantité d’eau, bref je digresse (Grêc… NON))). Plus on croit qu’il ne peut pas décemment se mettre à pleuvoir plus, plus l’averse redouble d’intensité. Nous montons dans la voiture au son du slotch slotch de nos chaussures.

En arrivant au musée, l’orage est au dessus de nos têtes, vraiment. Un éclair et paf, l’électricité est coupée dans le bâtiment. Heureusement, le courant est vite rétabli et nous pouvons entamer la visite. Le musée est très bien fait, on ne s’y ennuie absolument pas (ce qui est en général signe d’un bon musée n’est-ce pas?) et on y apprend beaucoup (puis on oublie beaucoup).

La journée se termine par la visite de Mosaïcanada, de grandes sculptures horticoles en hommage aux différentes provinces et territoires du Canada pour les 150 ans du pays cette année.  Caribous, orignaux, chevaux sauvages mais aussi Inukshuk (ces grands empilements de pierres typiquement Inuit), faune, flore, culture, tout est là. Nous retrouvons pour cette visite ma grande cousine Emilie, son mari et ses enfants.

La faim commence à nous saisir, et nous réfléchissons à notre hébergement pour le soir. Nous évoquons à demi-mot un buisson en forme de boeuf musqué qui nous semble creux et à l’abris du vent, et je montre à Raphaël quelques baies de la toundra qui pourraient nous servir de repas. Ma cousine apprenant que nous n’avons rien à manger et nulle-part ou dormir nous propose de nous héberger. Bon j’admets ajouter un côté un peu romancé à l’histoire, tout était déjà organisé, mais parfois il faut ajouter un peu d’aventure pour satisfaire les foules. Nous finissons la soirée autour d’un feu à faire griller des guimauves en chantant au son d’une guitare (bien que d’aspect totalement cliché, cette partie de l’histoire est elle, parfaitement véridique).

Nous passons ensuite la matinée avec la petite famille de ma cousine et notre séjour se termine avec un bon repas mexicain pris en ville tous ensemble.

L’histoire pourrait se terminer là, malheureusement, 10 minutes avant notre départ, une charmante guêpe a décidé de me piquer juste sous mon bras, 2 fois, ce qui a globalement totalement gâché le chemin du retour.

Dans le prochain épisode de nos aventures, vous verrez que la pluie n’a pas fini de pimenter nos week-ends!

 

 

 

 

 

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