Escapades, Faune locale

Week-end Nature

Comme vous le savez probablement nous avons déjà fait quelques week-end histoire de prolonger les vacances notamment un au camping. Comment ça vous ne vous rappeler pas ? Ça ne fait pas si longtemps voyons ? Vous vous souvenez pas la pluie les galères pour allumer le feu, tout ça? Ah vous voyez ça vous reviens. Et ben laissez-moi vous dire que c’est quand même vachement mieux quand il ne pleut pas. Si, si je vous jure, on est pas mouillé du matin au soir, on dort au sec et c’est beaucoup plus facile d’allumer un feu 🙂 On a testé avec ma cousine dans le parc de la Mauricie, c’était vachement sympa. Tellement sympa même qu’on a décidé d’y retourner deux semaines plus tard. Au programme (voyure? heu voyation? heu non vision mwouais observation c’est mieux) observation d’orignaux et d’ours. Alors on ne se moque pas de vous hein, vous vous attendiez à un article montage de tentes et chamallows grillés et à la place vous avez le droit à nos péripéties animaux sauvages, la chance non ? Bon on ne s’emballe pas trop hein, on ne sait jamais il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant l’avoir tué (rooo comment elle est trop bien placée cette expression, je parle d’observation d’ours et bim l’expression qui va avec).

 

 

Alors pour voir les caribous orignaux (je me trompe tout le temps, alors à partir de maintenant si vous lisez caribou, traduisez orignal, parce que oui ça n’a rien à voir ce n’est pas du tout le même animal ça serait comme confondre une renne et un élan, trop la honte quoi), c’est levé 4h00 du matin. Et oui ça se mérite l’orignal. Direction un lac à une heure de route pour faire une session canoë avec l’espoir de croiser un orignal en train de se désaltérer. Alors je ne sais pas s’il y avait une grosse soirée d’orignaux la veille, mais on a pas vu le début d’un museau d’orignal, rien du tout, nada, n’insistez pas rien je vous dis.  Par contre, on a eu le droit à un superbe levé de soleil sur le lac, il y a avait une ambiance presque magique avec la vapeur d’eau. Vraiment très stylé. On a pagayé pendant une heure et demie et finalement on est rentré à l’hôtel. Là dessus on est reparti direct, randonné de 25km 2000m de dénivelé la totale … Mais non je rigole, on est allé se coucher parce que bon se lever à 4h00 un samedi matin, moi après je suis fatigué et puis bon c’est le week-end quand même.

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Une fois reposé, on est allé faire une petite randonnée de 5km. C’était un peu le dilemme parce qu’on n’avait pas beaucoup de temps avant l’observation des ours. Du coup on est allé un peu vite mais c’était vraiment sympa, on a fait le tour d’un lac et vu de superbes paysages, voyez plutôt :

 

Une fois la balade terminée, on a juste le temps de prendre un café et hop direction l’observation des ours. Alors ça a l’air cool comme ça, on dirait qu’on va se balader dans la forêt en faisant pas trop de bruit, que notre guide va nous ‘mmm le vent vient du nord-ouest, il faut se déplacer vers le sud-est en suivant les étoiles, mettez-vous de la boue pour masquer votre odeur et surtout ne faite pas de bruit’ un peu en mode aventure  quoi. Et bah première déception on part avec un groupe de 30 personnes, donc bon la discrétion ça va être compliqué. Le guide nous mène à ce qu’il appelle une cache et là on attend, sans bruit. C’est marrant, quand on attend comme ça, il y a toujours des gens pour tousser chucotter, rigoler. Et on attend, 30 minutes, une heure, et finalement on voit arriver d’un bon pas, prêt pour son grand show un ours noir. Là, c’est la star de la soirée, les flashs crépitent de tous les cotés, on se serait cru à Cannes. Et là vous vous dites sûrement, ils en ont de la chance, c’était quoi les probabilités pour qu’un ours passe juste devant leur cachette ? Et vous avez bien raison, je suis content de voir que l’on a des lecteurs toujours en quête de la bonne information, qui creusent toujours plus pour arriver à la vérité. Et bien sachez que la raison est simple, notre guide a préalablement posé de fausses pierres creuses avec de la nourriture cachée dedans. BOOOM la vérité éclate au grand jour. Pas trop déçu ? Nous, on est partagé, il faut l’avouer, mais le sentiment final c’est qu’on a quand même réussi à voir un ours donc bon.

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Pour finir ce petit week-end nature, nous avons fait un tour dans un village amérindien reconstitué, avec un guide autochtone qui était, ma foi, fort intéressant. Il nous a présenté les différentes nations amérindiennes qui existent au Canada, leur mode de vie, leurs traditions. Je ne rentrerai pas dans les détails parce que heu (vite une excuse parce que j’ai pas tout retenu) bah il est tard, vous ne devriez pas être debout à cette heure alors au lit.


Petit ajout par Margot

Comme l’a dit Raphaël, le guide était très intéressant, passionnant même. On sentait chez lui l’importance des traditions de sa nation pour lui. N’allez pas vous imaginer un bonhomme avec des plumes sur la tête dansant autour du feu (ah bah bravo les clichés). Non, il vivait de façon tout à fait moderne mais apportait une importance particulière à ses croyances et perpétuait les traditions avec sa famille. Nous avons appris l’intérêt d’un tipi (qui n’est pas une maison), l’importance du chaman ou bien comment faire de bonnes raquettes. D’ailleurs, pour notre guide, les raquettes traditionnelles et modernes permettaient de faire deux activités très différentes et avec ses amis ils appelaient les raquettes modernes leurs  »raquettes de course ».


 

Ceci conclut nos aventures natures pour l’année, parce que winter is coming comme on dit en ce moment (en vrai on est aussi allé voir les baleines mais ça sera pour une autre fois 😉 )

See you

Raphaël

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Escapades

Toronto

DSC03351.JPGQui dit été dit escapade, c’est donc reparti pour une nouvelle aventure! Le père de Raphaël voyage souvent pour le travail pour installer des radars (d’avion, pas ceux pour flasher les voitures (ni pour flasher les avions d’ailleurs, juste pour les repérer dans le ciel)) et coup de bol pour nous, cette fois-ci, c’était au Canada! Bon, à Toronto, (Oulà, mais ça fait un moment que Margot a mis cet article dans les brouillons, hop je reprends les choses en main).

Donc Toronto est à 1h de vol de Montréal mais bon comme j’aime les beaux paysages et que j’aime bien prendre le temps, j’ai réussi à convaincre Margot que ça serait cool de prendre le train (non ce n’est absolument pas parce que j’ai peur de l’avion, je ne vois pas de quoi vous parlez mais alors pas du tout). Du coup au lieu d’une heure d’avion, on a fait 6h de train environ mais c’était quand même sympa (surtout le retour, on vous racontera après ^^).

La première journée on s’est baladé tranquillement, il faut dire que mon père subissait de plein fouet le décalage horaire. Au programme, petit parc, balade dans les rues et tour en bateau sur le lac. Oui parce que Toronto c’est au bord d’un lac, mais un lac tellement grand, qu’on a l’impression d’être au bord de la mer. Du coup, hop, hop, hop on monte dans un petit bateau direction les îles sur le lac Ontario. C’est vraiment sympa, les blagues du commandant de bord sont un peu nulles mais bon, la vue est top. Mais le plus simple pour se rendre compte c’est de voir les photos.DSC03352.JPG

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Impressionnant pas vrai ?

Bon après ça on est retourné se balader, un petit burger, une glace et au dodo (oui parce qu’on était quand même crevé et puis on fait encore ce qu’on veut hein).

Le lendemain, on a fait un truc. Non mais je vous raconte pas (ah bah si il va bien falloir en fait, sinon c’est quoi l’intérêt d’un blog), on est monté en haut de la tour CN pour avoir une belle vue tout ça. Et bah comment dire, c’est haut en fait, super haut. Alors c’est sûr, on a une super vue, mais bonjour le vertige. Et comme si c’était pas suffisamment éprouvant il y a un petit malin qui s’est dit « tiens ce serait drôle ce serait de mettre un plancher de verre », bah oui comme ça je peux bien voir qu’on est bien au dessus du sol, au cas ou j’aurai pas inadvertence oublié.

Pour la petite histoire la tour CN fait 553 m, mais on ne monte « qu’à » 350m environ et le records de montée à pied est de 7 min. Voilà maintenant, vous pouvez vous la péter dans des dîners mondains.

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Passées ces émotions, nous nous sommes mis en quête de nourriture (et oui le vertige ça creuse). Et sur le chemin on est tombé sur des taxis new-yorkais! Ça serait logique si on était effectivement à New-York mais là franchement ils se sont perdus ou bien ? Alors on a finalement eu l’explication, en fait, c’est moins cher de tourner des films au Canada qu’aux Etats-Unis et vu que Toronto c’est plein de gratte-ciels on peut faire passer ça pour New-York. Décidément je vous en apprends des choses.DSC03337

Une fois repus de notre repas, nous sommes allés visiter la Casa Loma, demeure qui appartenait à un riche torontais heuu torontois, enfin habitant de Toronto quoi. C’est une villa du début du XXe siècle , son propriétaire rêvait d’un château à l’anglaise où, but ultime, il pourrait recevoir la famille royale d’Angleterre, rien que ça. Il était le gadget man de son époque et installait dans sa maison les dernières technologies. On peut même y trouver une douche à jet, ce qui est plutôt inhabituel pour l’époque. Le pauvre homme a fini ruiné mais heureusement la ville de Toronto a fini par racheter le manoir menacé de destruction, aujourd’hui, la demeure est réservée aux visites et quelques films y sont régulièrement tournés (certaines scènes de l’intérieur du manoir des X-Men par exemple, la classe non?).

La visite terminée, on a à peine le temps pour une bière qu’il est déjà l’heure de reprendre le train et en « business class » s’il vous plaît. Bon les sièges sont un peu les mêmes qu’en classe économique mais là, c’est comme dans l’avion, petites boissons à gogo, un petit repas suivi d’un digestif, autant vous dire qu’on ne marchait pas tout à fait droit à la sortie du train.

Voilà j’espère que cette escapade vous a plu.

Ciao.

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ça c'est Montréal

Halloween

En attendant de supers articles à venir sur nos week-ends, nous avons décidé de faire un petite article sur Halloween ici (oui parce que si on suit notre rythme de publication on publira cet article à Noël et ça vous aurait surêment perturbés ^^).

Pendant nos trois années à Paris, nous avons acheté des paquets de bonbons à chaque Halloween dans l’espoir d’en distribuer à tous les enfants de notre immeuble. Et tout ça pourquoi ? Une visite en trois ans. Bon c’est sur après je me sens obligé de finir les bonbons, c’est un gros effort mais je prends sur moi.

Ici c’est une autre histoire. Dans les supermarchés ils vendent des articles d’Halloween depuis un mois déjà, de nombreuses maisons sont décorées, vraiment Halloween ça se fête. Et du coup on a décidé de s’adapter aux coutumes locales et de décorer notre maison.

C’est beau hein ? On a décidé de rester plus dans un thème automne plus que horreur, on fait un Halloween mignon. Et il ne faut pas oublier les citrouilles évidemment. Ca a été des heures de travail mais on est vachement content du résultat.

Hein, ça a de la gueule pas vrai ? En tout cas moi j’en suis fier 🙂

Et bien évidemment nous avons acheté des bonbons, on s’est dit que 3kg ça devrait suffir et qu’on ramènerai le reste au travail (moins ma petite commission cela va s’en dire). On s’est tellement trompé, mais tellement.

Il faut savoir que les enfants ne passent que dans les maisons décorées et qui ont de la lumière allumée (au cas ou vous vouliez passer un halloween au Québec et que vous attendiez désespéremment que l’on sonne à votre porte).

Dès 18h00 ça commence et ça n’arrête pas, les enfants arrivent, « Bonsoir », je donne des bonbons, « Merci, joyeux halloween » et ça toutes les 5 minutes. Au début je donnais des poignées de bonbons mais je me suis vite rendu compte que à se train là, en 15 minutes c’était terminé, du coup j’ai réduit à 3. Puis à 2. En 1h00 les 3kg étaient donnés et j’ai été obligé de tout éteindre et de me cacher dans ma salle de bain parce que je ne connais pas la procédure à suivre dans ce cas. Est-ce que je dois donner de l’argent ou des tartines de confiture ? Aucune idée alors dans le doute j’ai préféré me cacher.

Voilà c’était le récit d’halloween au Québec.

Raphaël

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Week-end au vert

20170819_124330Coucou,

On va vous raconter notre dernière aventure pleine de rebondissements, accrochez-vous bien, ça vaut le détour. Au programme : du suspense, une bataille contre le déchaînement des éléments, des rencontres inattendues et des récompenses bien méritées. Ça va être aussi bien que le dernier Star Wars je vous le garantis.
Nous avons décidé de faire quelque chose dont on entend parler depuis un moment : le camping au Québec. On a tous vu des films américains où on voit un camping au vert, avec un bon feu, une tente solide et des chamallows à faire griller. On va vous emmener dans une aventure similaire 🙂
Tout commence, tranquillement, départ vendredi soir il ne pleut plus depuis 4 heures, ouf que. Sur la route deux surprises nous attendent, deux familles de biches/faons ont décidé que ça serait rigolo de traverser devant nos roues. Oui parce que la route est vraiment monotone, du coup, un peu de challenge ça ne fait pas de mal. Pas de bobos à déplorer sur notre voiture ni sur les familles de cervidés, on arrive à bon port vers 19h30. Le temps d’aller manger un morceau, d’acheter du bois pour le feu et de trouver notre emplacement, il est 20h30, et nos compagnons ne sont toujours pas arrivés. Oui, vous croyez quand même pas que nous sommes partis seuls? Non, on a pris dans notre équipe deux québécois locaux, rodés aux joies du camping. Le soucis dans tout ça, c’est que c’est eux qui ont les tentes. Mais bon, pas de soucis, on a un plan de secours :
– Faire un feu
– Faire griller des chamallows
– Boire des bières
Un plan parfait en somme. Mais, on a à peine posé un pied sur l’emplacement qu’il se met à pleuvoir des cordes.
On ne se décourage pas et en attendant on tente quand même un feu sous le parapluie. Oui on est des aventuriers de l’extrême. Autant vous dire que ce fut un échec cuisant et que, à part à gâcher quelques bûches, ça n’a vraiment servi à rien (et en plus maintenant mon parapluie sent la fumée). Au moins on est sûr que Koh Lanta, c’est pas fait pour nous (comme si on avait eu des doutes la dessus ^^).
Finalement, nos compagnons arrivent, on a monté deux tentes en moins d’une demie heure (oui il y en a une c’était un chalet auto-montant, donc c’était un peu de la triche mais quand même on est fier de nous) et hop au dodo 🙂
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Le lendemain, on se réveille tranquillement et on part, direction l’accueil, pour savoir où commence la fameuse randonnée de la Chute aux Rats. Comment ça vous n’avez jamais entendu parler de cette randonnée, elle est pourtant super connue, au Québec, enfin dans le parc du Mont Tremblant, bon ok, c’est normal que vous ne connaissiez pas. Mais maintenant vous pouvez vous vanter d’avoir entendu parler de cette fameuse chute, on ne sait jamais, dans un repas de famille ça peut toujours servir.
Bref, tout ça pour dire qu’une fois à l’accueil, on a attendu un quart d’heure pour qu’on nous dise que le départ est à environ 250m de notre campement. Mais bon on a été bien content de faire ce détour quand sur le chemin entre l’accueil et le campement, on est tombé sur une biche et un cerf en train de bouloter des feuilles sur le chemin. Pas farouche pour deux sous, on a pu pas mal s’approcher pour faire quelques photos et on est reparti direction de la Chute aux Rats. Sur la route, à part un crapaud en train de lézarder au soleil, rien de particulier à signaler. On s’arrête 5 minutes pour faire quelques photos de la chute (bah oui c’était quand même pour ça qu’on avait fait le déplacement à la base), on mange quelques chips et c’est reparti vers le camping.
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Une fois de retour au camp, on re-tente de faire un feu, avec un peu plus de succès que la première fois, mais c’était quand même pas ça. Ça nous a quand même permis de faire des chamallows grillés, ce qui était assez satisfaisant je dois bien avouer. Direction la plage ensuite, pour une petite sieste bien méritée. Programme de la soirée, bière et pizza sur branche (tout un concept, mais quand on a pas le matériel on se débrouille), grand feu qui marche bien et chamallows 2 le retour. En somme parfait pour conclure cette première journée de camping. Et cerise sur le gâteau, il ne pleuvait pas 🙂
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Pour la deuxième journée, on a été faire du canoë un mode première nation (amérindien si vous préférez) c’est sympa, moins stable que les canoës insubmersibles jaunes, mais ça fait le job. On s’est promené une petite heure sur le lac tranquillement (enfin en luttant comme des fous pour ne pas se laisser dériver par le vent mais tranquillement quand même ^^) et puis on a fini par une petite baignade.
Le temps de rentrer au camp et c’est déjà l’heure du rangement, au programme pliage de tente (ça prend plus de temps à plier que à monter mais au moins, ce n’était pas sous la pluie), chargement de la voiture, petite vaisselle et puis c’est l’heure du départ.
Sur le chemin du retour rien de bien passionnant à part un lapin qui a pensé que c’était une bonne idée de traverser juste devant nos roues. Plus de peur que de mal pour les deux parties, il a réussi à passer sans bobo.
De notre week-end on retiendra deux choses, il faut être super équipé pour faire du camping, vraiment quand on se prépare il faut prendre presque toute sa maison avec sois. La deuxième… Eh bah j’ai déjà oublié, ça ne devait pas être important, un truc sur les petits détours qui valent le coup ou quelque chose comme ça ^^
Ciao
Raphaël
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Escapades

À la découverte de la capitale du Canada

J’adore écrire pour le blog, Raphaël aussi je pense, je trouve que c’est une belle façon de tenir nos proches (et les quelques inconnus de passage) au courant de notre aventure ici. Non seulement il y a un plaisir à partager, mais aussi un simple et réel plaisir d’écrire. Encore une fois je parle pour moi, mais relisant les articles de Raphaël pour le blog (et à la lecture de nombreux écrits depuis plusieurs années), je sais que le plaisir est là aussi pour lui, c’est indéniable.

Pourtant, les articles se font plus rares, pourquoi? Si je fais de temps un article sur notre quotidien ici, ceux-ci demandent non seulement du temps et de l’investissement, mais aussi, un couple de français à Montréal, ça n’a rien d’original, et je ne veux pas écrire le billet publié mille fois. Nous restons donc surtout sur nos aventures et nos escapades. Donc, quand il y a une escapade digne d’intérêt, nous la raconterons avec plaisir, nous partagerons notre aventure par l’écriture, c’est sûr! Or, certains (la plupart?) de nos week-ends sont composés de courses et de ménage, avec éventuellement une balade au parc du coin ou une séance au cinéma. Et même si faire 1km à pied sur les trottoirs montréalais pour aller au supermarché peut relever de l’aventure, j’en conviens, je doute de l’intérêt d’un article dessus.

Bref, comme dirait Raphaël, vous devez être en train de vous dire, on m’avait promis la découverte de la capitale du Canada, et là, ça fait 5 minutes qu’on parle d’autre chose! Ça s’en vient, ça va pas être bien long! Et bien vous avez de la chance, depuis que nous sommes revenus de vacances, tous nos week-ends ont comporté des escapades, et ça n’est pas fini! C’est parti pour le deuxième épisode des aventures de l’été, Ottawa!

Pour changer, nous sommes partis sous une pluie battante de Montréal. Bon. On était loin du niveau de la semaine précédente, mais le thème de l’été – la pluie – était respecté. Heureusement, peu avant le passage de la frontière entre le Québec et l’Ontario, le temps c’est vraiment dégagé et nous avons roulé vers le beau temps.

Ottawa est une très jolie ville, le centre ville est petit mais ne manque pas de charme. Nous avons découvert la fameuse colline du parlement sous en ciel bleu peuplé de cumulus (oui, j’ai fait des recherches sur les nuages) avec ses nombreux bâtiments néogothique (j’ai aussi fait mes recherches en architecture). On s’est promené tout autour, nous sommes descendus le long de la Rivière des Outaouais où la faune locale (des canards) se prélassait dans des eaux d’une propreté douteuse (un fleuve de ville quoi). La balade se termine par une magnifique écluse, ou même plutôt écluseS, car il n’y a pas moins de 8 écluses successives pour descendre du Canal Rideau à la Rivière des Outaouais située près de 25 mètres plus bas. Pour le folklore, ces écluses sont opérées à la main, et quand je dis à la main, c’est à la force des bras sans aucun mécanisme électrique (en tout cas de ce qu’on ait vu).

Une matinée richement remplie donc, sous un soleil plus qu’agréable (quelques gouttes ont un moment menacé de tomber, mais se sont vite ravisées). Après un petit cliché devant une araignée géante, nous visitons le sympathique marché By autant vous dire que ça change des tristes fruits et légumes du supermarché! Puis épuisés et affamés, on s’installe à l’intérieur d’un restaurant, à l’intérieur malgré le beau temps (la chaleur était étouffante). Si un jour vous passez par Ottawa, je ne peux que vous recommander le restaurant Play Food and Wine (1 York Street), les plats étaient très originaux et c’était l’un des meilleurs repas que nous avons eu depuis notre arrivée au Canada!

Petite anecdote cocasse, nous entendant parler français (non, non, non, ce n’était pas mon accent en anglais, je m’y refuse!), la serveuse nous a demandé si nous étions Québecois! Il n’y a bien qu’en Ontario que l’on peut nous prendre pour des Québécois 🙂

Nous décidons alors de partir visiter le musée de l’Histoire du Canada, de l’autre côté de la rivière à Gatineau. L’air d’une lourdeur incroyable, le ciel est menaçant, nous pressons un peu le pas – nous sommes à 20 minutes de la voiture. Cette fois, la pluie commence à sérieusement tomber nous obligeant à sortir le parapluie. Si jamais vous vous posez la question, sachez qu’un parapluie pour 2 quand il tombe des seaux, c’est une équation simple : 1/2 parapluie = 1/2 humain mouillé (ou sec, selon si vous êtes de l’école du verre à moitié vide ou du verre à moitié plein (quoi que là on était plutôt sur de la marmite vue la quantité d’eau, bref je digresse (Grêc… NON))). Plus on croit qu’il ne peut pas décemment se mettre à pleuvoir plus, plus l’averse redouble d’intensité. Nous montons dans la voiture au son du slotch slotch de nos chaussures.

En arrivant au musée, l’orage est au dessus de nos têtes, vraiment. Un éclair et paf, l’électricité est coupée dans le bâtiment. Heureusement, le courant est vite rétabli et nous pouvons entamer la visite. Le musée est très bien fait, on ne s’y ennuie absolument pas (ce qui est en général signe d’un bon musée n’est-ce pas?) et on y apprend beaucoup (puis on oublie beaucoup).

La journée se termine par la visite de Mosaïcanada, de grandes sculptures horticoles en hommage aux différentes provinces et territoires du Canada pour les 150 ans du pays cette année.  Caribous, orignaux, chevaux sauvages mais aussi Inukshuk (ces grands empilements de pierres typiquement Inuit), faune, flore, culture, tout est là. Nous retrouvons pour cette visite ma grande cousine Emilie, son mari et ses enfants.

La faim commence à nous saisir, et nous réfléchissons à notre hébergement pour le soir. Nous évoquons à demi-mot un buisson en forme de boeuf musqué qui nous semble creux et à l’abris du vent, et je montre à Raphaël quelques baies de la toundra qui pourraient nous servir de repas. Ma cousine apprenant que nous n’avons rien à manger et nulle-part ou dormir nous propose de nous héberger. Bon j’admets ajouter un côté un peu romancé à l’histoire, tout était déjà organisé, mais parfois il faut ajouter un peu d’aventure pour satisfaire les foules. Nous finissons la soirée autour d’un feu à faire griller des guimauves en chantant au son d’une guitare (bien que d’aspect totalement cliché, cette partie de l’histoire est elle, parfaitement véridique).

Nous passons ensuite la matinée avec la petite famille de ma cousine et notre séjour se termine avec un bon repas mexicain pris en ville tous ensemble.

L’histoire pourrait se terminer là, malheureusement, 10 minutes avant notre départ, une charmante guêpe a décidé de me piquer juste sous mon bras, 2 fois, ce qui a globalement totalement gâché le chemin du retour.

Dans le prochain épisode de nos aventures, vous verrez que la pluie n’a pas fini de pimenter nos week-ends!

 

 

 

 

 

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Curiosités, Escapades

Les vacances continuent

Hello,hello,

Nous voici de retour après deux semaines de super vacances en France. Et comme les vacances c’est toujours triste quand ça s’arrête nous avons décide de nous faire un petit weekend pour nous consoler. Oui je sais vous aller me dire publicité mensongère, nous on s’attend à ce que tu nous parles de tes vacances et là on vient d’apprendre que ça ne sera que le récit d’un week-end. Et bien au risque de vous voir fermer votre navigateur de rage, de voir votre écran traverser la pièce et votre unité centrale défoncée a coup de masse, je suis au regret de vous dire que ça ne sera pas le récit d’un week-end entier mais seulement de 4 heures. Vous êtes déçus ? Bah c’est comme ça la vie est parfois injuste mais je suis sur que vous trouverez en vous le moyen de passer outre votre frustration 🙂

Du coup, ce week-end, on l’a fait grâce à mes collègues de Monoprix que je voudrais encore une fois beaucoup remercier. Ils m’ont offert en plus du chien de traineau, un repas en train touristique et c’était vraiment super.

Notre récit commence un samedi matin, eh oui on est des dingues on se lève même le samedi matin au Québec. On est parti tranquillement à bord de notre bolide, direction Magog à environ 1h30 de Montréal. On est parti 2h avant le départ histoire d’avoir un peu de marge si on avait un soucis et je crois qu’on a bien fait. Sur la route on a eu le droit à une sacrée saucée, tellement forte qu’on eu l’impression d’avoir crevé. Le temps de s’arrêter, de vérifier que tout va bien et hop on repart. Le GPS indiquant qu’on arrive un quart d’heure avant le départ du train on ne se presse pas plus que ça. On arrive tranquillement au parking et là on reçoit un appel pour savoir si on allait bientôt arriver et qu’il faudrait qu’on accélère. Du coup on se dépêche on monte en vitesse dans un petit train électrique (comme ceux qui transporte les touristes dans toutes les villes du monde) et on nous emmène en 4e vitesse à la gare.

Une fois montés à bord on commence à s’installer confortablement. À peine assis le train démarre, de toute évidence, on attendait que nous.

Et nous voilà partis dans la campagne québécoise en attendant impatiemment le fabuleux repas qui nous attend. On ne va pas vous mentir, la campagne québécoise est verte, soit à cause de la pluie, soit parce qu’ils s’amusent à repeindre leur pelouse en vert. On se croirait presque revenus en Écosse!

On a pas fait 10 minutes de train que l’on devore gouluement notre entrée. Bah oui on avait faim quand même!

Hop, une forêt par-ci, un lac par-là et paf un medaillon de bœuf et un confit de canard qui apparaissent devant nous.

Le plat fini, il est temps pour nous de découvrir Sherbrooke, enfin la gare de Sherbrooke plus exactement, qui abrite un petit marché typique. Le temps d’aller du train au marché (environ 20m pour vous donner une idée), nous étions trempés comme des soupes, et des soupes bien mouillées, des bouillons même on pourrait dire. On rentre alors fissa dans le train, d’une part parce que la pluie, ça mouille (eh oui, grande découverte n’est-ce pas?), et d’autre part, parce qu’ils nous on bien fait comprendre que si nous n’étions pas là au départ du train, tant pis pour nous, on serait laissés sur place.

Heureusement, pour nous réchauffer (en ce beau mois d’août), un bon café nous attendait. Et le dessert me diriez vous? J’y viens. Une fois à peu près secs, on nous sert une petite tartelette au citron et un espèce de gâteau mal cuit au chocolat. J’ai bien essayé de me plaindre, mais Margot m’a gentiment expliqué que c’était normal, qu’on appelait ça un fondant au chocola et que si je l’ouvrais elle m’en mettait une. De toute façon, ce n’était pas mon dessert, moi j’aime même pas ça le chocolat et si elle veut se rendre malade à manger un gâteau cru, c’est pas mon problème!

Pour conclure ce voyage, nous avons eu le droit à un petit interlude musical (je sais même pas ce que ça veut dire interlude mais ça faisait classe). Une chanteuse est venu nous interpréter des classiques des grabd nom de la chanson française et québécoise. Et une chanson de Carla Bruni.

Pour résumer nous avons passé un super moment. Donc merci encore pour ce cadeau.

Quoi? Vous en voulez encore? Mais si je vous dis que c’est fini! Bon, si vous insistez, mais c’est vraiment pour vous faire plaisir!

Avant de repartir sur Montréal, nous nous arrêté dans un petit vignoble québécois où pour la modique somme de 5$ par personne, nous avons pu faire une petite dégustation fort sympathique. L’endroit est prometteur, un sympathique vigneron nous informe qu’il est d’origine champenoise et que sa spécialité est un petit mousseux très proche du champagne. Enfin, ça c’est le discours officiel pour appâter le français moyen en manque de terroir. La réalité est toute autre. À notre grande déception le champagne n’a pas de goût. Le rosé par contre a un petit de goût que je qualifierais de… colle… Le sommelier en charge de la dégustation ne retrouvait pas « l’odeur de petits fruits » du rosé, tu m’étonnes. On s’est néanmoins laissé tenter par un vin fortifié proche du pineau des Charentes, pô pire, comme disent les québécois.

Et c’est là dessus que nous concluons notre journée dans les cantons de l’est.

Raphaël

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Curiosités

Ôde à Videotron le superclub

Pour nos 3 mois au Québec, nous avions fait un petit article sur ces choses qui nous avaient vraiment étonnés en arrivant ici. Une de ces choses, celle qui m’avait d’ailleurs le plus étonnée je pense, était la présence de vidéoclub, permettant de louer des DVD (et même des Blu-rays!). Et puis finalement, à force d’aller et venir devant tout le temps, on s’est dit qu’on pourrait bien passer le pas de la porte. Ensuite, un fois la porte passée, pourquoi pas tenter la location d’un petit film? Et c’en était fini de nous.

Pourquoi les vidéoclubs ont-ils disparus? Quelle tristesse! Quand on choisi un film au vidéoclub, on le choisi bien, c’est un petit rituel. On fait le tour de la boutique, on cherche, on farfouille. Tiens! Je ne l’ai jamais vu celui-là! Oh regarde, qu’est-ce tu penses d’un petit Disney ce soir? Puis on rentre à la maison, on met le film et on le regarde vraiment. On a mis du temps à le choisir (parfois plus de temps que d’autre), alors on profite au maximum.

Je sais que dans un futur beaucoup trop proche, ici aussi les vidéoclubs vont disparaître, le mythique Videotron, le superclub (à prononcer clube pas cleub attention), va partir, et ça sera la fin d’un temps. Comme toutes les belles choses, le vidéoclub aura sa fin. Comme les rémouleurs de couteaux. Adieu.

Mais qui sait, peut-être que le Québec est, et sera toujours, une faille temporelle. Oui, car il y a quelques jours, coup du sort ou de la providence, une petite camionette est passée devant nos yeux ébahis.

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