Curiosités

Ôde à Videotron le superclub

Pour nos 3 mois au Québec, nous avions fait un petit article sur ces choses qui nous avaient vraiment étonnés en arrivant ici. Une de ces choses, celle qui m’avait d’ailleurs le plus étonnée je pense, était la présence de vidéoclub, permettant de louer des DVD (et même des Blu-rays!). Et puis finalement, à force d’aller et venir devant tout le temps, on s’est dit qu’on pourrait bien passer le pas de la porte. Ensuite, un fois la porte passée, pourquoi pas tenter la location d’un petit film? Et c’en était fini de nous.

Pourquoi les vidéoclubs ont-ils disparus? Quelle tristesse! Quand on choisi un film au vidéoclub, on le choisi bien, c’est un petit rituel. On fait le tour de la boutique, on cherche, on farfouille. Tiens! Je ne l’ai jamais vu celui-là! Oh regarde, qu’est-ce tu penses d’un petit Disney ce soir? Puis on rentre à la maison, on met le film et on le regarde vraiment. On a mis du temps à le choisir (parfois plus de temps que d’autre), alors on profite au maximum.

Je sais que dans un futur beaucoup trop proche, ici aussi les vidéoclubs vont disparaître, le mythique Videotron, le superclub (à prononcer clube pas cleub attention), va partir, et ça sera la fin d’un temps. Comme toutes les belles choses, le vidéoclub aura sa fin. Comme les rémouleurs de couteaux. Adieu.

Mais qui sait, peut-être que le Québec est, et sera toujours, une faille temporelle. Oui, car il y a quelques jours, coup du sort ou de la providence, une petite camionette est passée devant nos yeux ébahis.

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La cabane à sucre

Hey, je sais je sais vous avez toutes les raisons de m’en vouloir, pas d’articles, pas de nouvelles pendant un mois, ça veut dire pour vous des longs moments d’ennui pendant des réunions interminables :-). Je pourrais essayer de vous vendre le fait que c’est pour vous permettre de savourer chaque nouvel article au maximum ou pour apprécier de redécouvrir tous nos anciens articles mais personne n’est dupe, c’est que j’avais la flemme XD

On va essayer de rattraper ça 🙂 oui parce que au final on a fait plein de choses ce dernier mois.

De début mars à mi avril ici on a ce qu’on appelle les temps des sucres qui correspond à la mise en exploitation des érablières. Si vous êtes allés voir sur wikipédia la définition pour en apprendre plus  vous vous êtes sans doute rendu compte j’avais, sans aucun scrupule, pomper la définition. Et qui vous dit que ce ne sont pas eux qui ont copié sur moi? Donc bon arrêtons les conclusions attives (et ne vérifions pas la date de dernière modification de l’article  wikipédia ça n’a aucun intérêt) et concentrons nous sur le vrai sujet de l’article, les cabanes à sucre.

Les cabanes à sucre ouvrent pour le temps des sucres, c’est un endroit super sympa. On y est allé avec les collègues de Margot ainsi que sa soeur et une amie à elle qui nous ont rejoint pour une semaine à Montréal.

En fait, le principal intérêt pour nous des cabanes à sucre c’est que c’est endroit où on peut manger. Alors là je peux vous dire qu’il est bien loin le temps du régime, au menu saucisse au sirop d’érable, haricot au sirop d’érable, sirop d’érable au sirop d’érable, oreille de crisse mmmm ( cette liste n’est pas exhaustive, pour des renseignements plus complets merci de venir nous voir entre début mars et mi avril 2018 xD)

Et à la fin on chante des chansons typiquement québécoises, on s’est même retrouver à imiter des corneilles, à un moment 🙂 Attention par contre si vous ne chantez pas, vous prenez le risque d’être de corvée de vaisselle (la technique consiste à remuer les lettres sans sortir aucun son comme ça aucun risque ^^).

Et le clou du spectacle pour conclure ce repas ce sont des tires sur la neige qui nous attendent en sortant de la cabane. On fait couler du sirop d’érable chauffé en une sorte de caramel sur de la neige fraîche, puis on récupère le bonbon ainsi formé sur un bâtonnet, un délice.

Je pense qu’on a fait le tour de la question 🙂 je vous dis donc à bientôt (pour de vrai hein on en vous abandonnera plus aussi longtemps promis)

Raphaël

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Ces choses qui nous ont VRAIMENT étonnés en arrivant au Québec

Cela fait exactement 3 mois que nous habitons à Montréal, c’est à la fois long et court. C’est assez long pour qu’on se sente « chez nous » dans notre appartement, pour qu’on fasse nos courses dans « notre » supermarché, qu’on aille dans « notre » petit resto. Par contre ça n’est pas assez long pour qu’on fasse « notre épicerie », ou qu’on sache à combien de degré fahrenheit il faut faire chauffer le four (400°F, ça paaaasse), ou pour qu’on arrête d’appeler la France et les français « chez nous ».

Bref, pour fêter notre trimestre québécois, on s’est dit qu’on allait faire une petite liste des choses qui nous ont vraiment étonnés en arrivant ici. Le vraiment est important, je ne parle pas du tip au restaurant, des prix hors-taxes, de la poutine ou du sirop d’érable, on n’est pas des bleus du Québec non plus! Non non, je parle de ce qui n’est pas marqué dans le routard ou dans le « guide de survie de l’européen au Québec » – que nous possédons en 3 exemplaires dont 0 emporté dans nos valises – de ce à quoi on ne s’attendait pas du tout.

1 – Les saisons… des fruits et légumes

Alors autant, on peut dire qu’ici les saisons sont largement plus marqué qu’en France pour tout ce qui est météorologique, autant le concept de fruits et légumes de saisons semble être une notion très vague ici. On trouvait au mois de janvier des melons à gogo, des fraises, des framboises mais aussi tout un tas de courgettes et autres aubergines, des oignons de printemps. Et puis des asperges, partout des asperges, alors ça, je pense que j’ai mangé plus d’asperges en 3 mois que dans toute ma vie. Vous me direz que dans certains magasins (surtout à paris), on peut trouver des framboises en toute saison mais là c’est un autre niveau et je perds peu à peu mes bonnes habitudes de « que du français », « que de saison ».

2 – Les patinoires

Je me doutais qu’il y avait bien plus de patinoires ici qu’en France, avec le hockey comme sport national, mais j’étais très loin de m’imaginer l’ampleur de la chose. En gros il y a au moins une patinoire, souvent deux (une « à bandes » pour le hockey, une pour le patin libre) dans quasiment tous les parcs de Montréal. C’est vraiment impressionnant, voyez cette carte!

Il y a une patinoire comme on a un petit terrain de foot (d’ailleurs celle-ci est souvent sur le dit terrain l’hiver!).

3. Bonjour ça va bien?

Voilà une habitude avec laquelle je ne suis toujours pas à l’aise, partout, au restaurant, à la caisse du magasin, au comptoir du bar laitier (le glacier^^), chez le dentiste, à la SAQ, à la billetterie du musée,  au contrôle des tickets au cinéma, on nous accueille par un « Bonjour ça va bien? » ou même « Salut ça va bien? ». Je sais qu’on ne nous demande pas VRAIMENT si ça va bien, c’est une petite danse de communication pour établir le contact, mais ark, il y a toujours un moment de flottement au moment de répondre à la question. « Bien et vous? » ou « Bien et toi? », je ne sais pas, j’ai l’impression de marmonner une vague réponse à chaque fois tout en piquant un fard. Bon, j’avoue que je ne pique plus de fard, mais j’ai toujours un petit pincement de malaise quand on me pose cette question (oui, je suis facilement mal à l’aise).

4. Traverser la route, au péril de ma vie

Soyons logiques et mathématiques, partons de 2 postulats. Premièrement, les québécois sont polis, oui c’est un cliché certes, comme les français qui font la gueule. Mais bon, d’un point de vue purement statistique, le québécois moyen est plus poli que le français moyen. Deuxièmement, les routes sont en moyenne (vive les maths) quadrillées et donc ne réservent que peu de surprises (si on ne compte pas les nids de poule, qui réservent eux, beaucoup de surprises, mais que nous considérerons comme négligeables dans le cadre de notre démonstration, tout comme les frottements). On peut donc s’imaginer qu’il est assez aisé de traverser une route, soit à un feu rouge, soit, en l’absence de feu, grâce à l’arrêt courtois d’un poli québécois non surpris roulant à allure raisonnable (par politesse). Que nenni, d’après une étude IFOP-IPSOS pour Tabernouche Magazine, l’automobiliste aura plutôt tendance, dans le meilleurs des cas, à ignorer toute sollicitation du piéton tentant de traverser, dans le pire, à augmenter son allure pour intimider le passant. Peut-être n’aurais-je pas dû négliger les frottements dans ma démonstration, essentiels pour l’action de freinage du véhicule? On ne saura sûrement jamais.

NB : On n’oubliera pas, pour comprendre l’étendue de notre étonnement, que nous venons pourtant de vivre 3 ans à Paris, capitale mondiale du harcèlement moral de piéton par conducteur énervé.

5. Les vidéoclubs

Louer un DVD, je croyais que cette activité appartenait au passé, au même titre que rémouler les couteaux, danser aux bals populaires ou encore jouer à Angry Birds sur sa tablette première génération. Finito, passé, adieux. On se souvient trop bien des magasins de location à l’agonie, disparaissant les uns après les autres tristement. Quelle n’a pas été ma surprise quand j’ai vu à 2 pas de chez moi un magasin rutilant louant des DVD? Alors il n’y en a pas beaucoup, ils n’ont pas l’air de tourner à plein régime et fournissent d’autres services comme la vente de jeux vidéos ou de popcorn 🙂 Mais ils existent.

Attention, je ne dis pas du tout que c’est une preuve que le Québec est 10 ans en arrière de la France, loin de moi cet idée là (idée de maudit français!). Les cultures sont différentes, les envies et les gens aussi, ce qui explique la persistance de ces boutiques, mais j’avoue que je les avais, pour ma part, totalement oubliées.

Bonus – Ce que j’ai découvert sur la France en venant ici

On dit « du coup » Tout. Le. Temps.

 

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La mousson

Aujourd’hui, nous avons décidé d’aller faire un petit tour pour profiter des (soit-disant) 13°C avec lesquels on nous bassine depuis environ une semaine. De la pluie est prévue mais ce n’est pas quelques gouttes qui vont nous arrêter, parole de (pseudo) normands.

Nous pointons notre nez dehors, il ne fait CLAIREMENT pas 13°C, plutôt un bon petit 5°C des familles. Un crachin rouennais fait friser nos cheveux  (enfin les miens, ceux de Raphaël ne connaissent pas la courbe). Un gros nuage nous menace au loin, quelque chose de plus sérieux arrive. Nous partons attendre tranquillement le bus. Après 5 minutes, soudain, un grondement, je lève la tête. Un mur d’eau fonce sur nous, les gouttes sont tellement grosse que je crois à de la grêle. Comme un seul homme, l’ensemble des futurs passagers du bus se rue sous la devanture d’une banque. Et là, la pluie. Une cascade tombe devant nos yeux. Si j’ai déjà connu d’aussi grosse pluie je n’avais jamais rien vu d’aussi soudain. La mousson.

Margot

Édit : on était prêt à ranger les manteaux d’hiver, les gants et les écharpes et commencer le printemps mais noooon après les trombes d’eau il se remet à neiger.

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Montréal souterrain

Aaaah, je vous ai aguiché n’est-ce pas? Je pense que  la remarque que l’on m’a le plus faite, et de loin, est « Mais de toute façon, tout le monde vit en souterrain l’hiver. Il y a une ville SOUS la ville. » Alors je suis vraiment désolée mais vous allez être trèèèèès déçus.

Premièrement, le Montréal souterrain ne couvre qu’une toute petite partie de Montréal, le centre-ville. Voilà une carte de ce dernier :

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Et maintenant voilà ce que cela représente, en gros, sur une carte (toute imprécision de ma part sera totalement fortuite).

carte

Sachant que notre chez-nous est le point bleu et mon travail le point vert. Vous voyez le problème?

Deuxièmement, finalement, ce n’est qu’un assortiment de centre commerciaux reliés les uns aux autres par des tunnels et connectés au métro. Vous voyez comment à la Défense les 4 temps sont reliés au CNIT, au métro et au RER? Comment de là on peut prendre le RER A pour se retrouver dans l’immense dédale de Châtelet et de son centre commercial? Est-ce qu’on appelle ça le Paris souterrain? Non. Et franchement, ça n’a rien de plus excitant que ça. Alors oui, c’est vrai qu’on peut relier vraiment pas mal de centre commerciaux entre eux, c’est quand même assez grand, mais la légende s’arrête là. Non, tous les montréalais ne se transforment pas en taupe l’hiver venu. Pour être même parfaitement honnête, sachant qu’on habite assez loin du métro et que celui-ci est beaucoup moins maillé serré qu’à Paris, on marche BEAUCOUP plus dehors depuis qu’on est ici. Et je vois tout le temps des gens dehors (on a pas encore connu de -30°C, certes, mais pas mal de -10°C quand même). Et comme partout, tu trouves des gens assez fous pour courir quelle que soit la météo (spéciale dédicace à ma team running JCDecaux).

Mais alors, d’où vient cette légende, cette fascination. Je savais depuis quelques années que toute cette histoire de souterrains était totalement surfaite vu que j’ai un oncle et sa famille qui habitent Montréal depuis longtemps, mais quand même. Je me souviens bien avoir lu et entendu de nombreuses histoires à ce propos. J’imaginais une ville totalement souterraine, avec ses rues et ses magasins. Pourquoi la quasi-totalité des français (et peut-être d’autres pays également), ont cette même vision? Comme je suis sympa (et très curieuse), je mets en route le mode Margopédia.

Je ne vous citerai pas mes sources vu que je n’arrive plus à retrouver l’article en question, mais voilà ce que j’ai pu en retirer. La construction des parties souterraines de Montréal a commencé dans les années 50, prolongée par la construction du métro en 1962. Puis, en 1967, Montréal a accueilli l’exposition universelle. L’un des projets étaient de présenter la « Ville souterraine », le but ultime étant de créer une véritable ville sous la ville, avec ses rues et ses commerces, qui permettrait de ne jamais mettre le nez dehors si le coeur ne nous en disait pas. Cela vous rappelle quelque chose? Eh oui, l’histoire est restée intacte depuis et le projet… se résume maintenant à tout un tas de centre commerciaux reliés par des couloirs impersonnels. Ah les légendes ont la vie dur, c’est comme quand tout le monde croit encore que de savoir rouler sa langue en U est génétique, alors qu’on a la preuve du contraire depuis… 1975! (oui oui, toute votre vie n’est qu’un mensonge, ça m’a fait ça aussi, mais on s’en remet^^)

Bref, Montréal est une ville qui vibre l’hiver, il y a un nombre incalculable d’activités en plein air pour en profiter, luge, patin, ski de fond, raquettes. Bref, aucune raison de passer sa vie enfermé!

Plein de bisous glacés

Margot

 

PS : en même temps avec des articles comme ça pas étonnant que la confusion règne encore.

 

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Montréal perd le nord

Certains diront que je n’ai aucun sens de l’orientation. Et ils auront raison. Je ne suis pas observatrice du tout et je suis souvent incapable de retrouver mon chemin. Par contre, j’ai un bon sens de l’orientation « global », j’aime beaucoup regarder les cartes, et je sais bien où sont situées les pays, les villes, les quartiers, les uns par rapport aux autres. Si Raphaël va très bien savoir nous faire revenir à la station de métro prise quelques heures (ou quelques mois) avant, je saurai toujours dans quel sens prendre le métro pour aller où je veux, même si je n’ai pas de plan.

Du coup, dans les villes « à l’américaine » (entendez quadrillées), je me repère très facilement une fois que je connais les artères principales, parce que c’est LOGIQUE. Je n’ai pas besoin de reconnaître les endroits vu que les rues ne tournent pas fourbement comme en France. Je sais quand il faut partir au nord ou au sud (même si c’est chiant, selon comment on est tourné, ça change 🙂 ).

Mais là, ma ptite Montréal, on a un problème! Voilà une vue Google Maps de Montréal, orientée de façon traditionnelle (le nord en haut).

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Maintenant, voici une carte de Montréal tel qu’on la présente la plupart du temps aux Montréalais

montreal_stmVous le voyez le problème? J’imagine que c’est plus simple de faire rentrer tout dans ce sens là (that’s what she said), mais du coup, ça perturbe les points cardinaux de tout monde. Ce qui fait que globalement, ce qu’on appelle l’est est le nord (nord-est certes, mais plutôt le nord). Il suffit de voir où est située la ville de Montréal Est et le quartier de Montréal Nord sur la première carte!

Il faut s’habituer mais c’est assez perturbant au début, surtout quand tu es un affionado de Google Maps (qui t’oriente les cartes dans le bon sens) ou que tu t’orientes uniquement à la boussole (mais là tu es scout et on se demande où tu vas camper dans Montréal franchement).

Voilà en tout cas une petite curiosité qui m’a marquée ici et dont je n’avais jamais entendu parlé (contrairement au Montréal sous-terrain dont j’ai beaucoup entendu parlé mais qui franchement n’a rien de marquant #chateletcestpareilenplusmoche).

Margot

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