Escapades

À la découverte de la capitale du Canada

J’adore écrire pour le blog, Raphaël aussi je pense, je trouve que c’est une belle façon de tenir nos proches (et les quelques inconnus de passage) au courant de notre aventure ici. Non seulement il y a un plaisir à partager, mais aussi un simple et réel plaisir d’écrire. Encore une fois je parle pour moi, mais relisant les articles de Raphaël pour le blog (et à la lecture de nombreux écrits depuis plusieurs années), je sais que le plaisir est là aussi pour lui, c’est indéniable.

Pourtant, les articles se font plus rares, pourquoi? Si je fais de temps un article sur notre quotidien ici, ceux-ci demandent non seulement du temps et de l’investissement, mais aussi, un couple de français à Montréal, ça n’a rien d’original, et je ne veux pas écrire le billet publié mille fois. Nous restons donc surtout sur nos aventures et nos escapades. Donc, quand il y a une escapade digne d’intérêt, nous la raconterons avec plaisir, nous partagerons notre aventure par l’écriture, c’est sûr! Or, certains (la plupart?) de nos week-ends sont composés de courses et de ménage, avec éventuellement une balade au parc du coin ou une séance au cinéma. Et même si faire 1km à pied sur les trottoirs montréalais pour aller au supermarché peut relever de l’aventure, j’en conviens, je doute de l’intérêt d’un article dessus.

Bref, comme dirait Raphaël, vous devez être en train de vous dire, on m’avait promis la découverte de la capitale du Canada, et là, ça fait 5 minutes qu’on parle d’autre chose! Ça s’en vient, ça va pas être bien long! Et bien vous avez de la chance, depuis que nous sommes revenus de vacances, tous nos week-ends ont comporté des escapades, et ça n’est pas fini! C’est parti pour le deuxième épisode des aventures de l’été, Ottawa!

Pour changer, nous sommes partis sous une pluie battante de Montréal. Bon. On était loin du niveau de la semaine précédente, mais le thème de l’été – la pluie – était respecté. Heureusement, peu avant le passage de la frontière entre le Québec et l’Ontario, le temps c’est vraiment dégagé et nous avons roulé vers le beau temps.

Ottawa est une très jolie ville, le centre ville est petit mais ne manque pas de charme. Nous avons découvert la fameuse colline du parlement sous en ciel bleu peuplé de cumulus (oui, j’ai fait des recherches sur les nuages) avec ses nombreux bâtiments néogothique (j’ai aussi fait mes recherches en architecture). On s’est promené tout autour, nous sommes descendus le long de la Rivière des Outaouais où la faune locale (des canards) se prélassait dans des eaux d’une propreté douteuse (un fleuve de ville quoi). La balade se termine par une magnifique écluse, ou même plutôt écluseS, car il n’y a pas moins de 8 écluses successives pour descendre du Canal Rideau à la Rivière des Outaouais située près de 25 mètres plus bas. Pour le folklore, ces écluses sont opérées à la main, et quand je dis à la main, c’est à la force des bras sans aucun mécanisme électrique (en tout cas de ce qu’on ait vu).

Une matinée richement remplie donc, sous un soleil plus qu’agréable (quelques gouttes ont un moment menacé de tomber, mais se sont vite ravisées). Après un petit cliché devant une araignée géante, nous visitons le sympathique marché By autant vous dire que ça change des tristes fruits et légumes du supermarché! Puis épuisés et affamés, on s’installe à l’intérieur d’un restaurant, à l’intérieur malgré le beau temps (la chaleur était étouffante). Si un jour vous passez par Ottawa, je ne peux que vous recommander le restaurant Play Food and Wine (1 York Street), les plats étaient très originaux et c’était l’un des meilleurs repas que nous avons eu depuis notre arrivée au Canada!

Petite anecdote cocasse, nous entendant parler français (non, non, non, ce n’était pas mon accent en anglais, je m’y refuse!), la serveuse nous a demandé si nous étions Québecois! Il n’y a bien qu’en Ontario que l’on peut nous prendre pour des Québécois 🙂

Nous décidons alors de partir visiter le musée de l’Histoire du Canada, de l’autre côté de la rivière à Gatineau. L’air d’une lourdeur incroyable, le ciel est menaçant, nous pressons un peu le pas – nous sommes à 20 minutes de la voiture. Cette fois, la pluie commence à sérieusement tomber nous obligeant à sortir le parapluie. Si jamais vous vous posez la question, sachez qu’un parapluie pour 2 quand il tombe des seaux, c’est une équation simple : 1/2 parapluie = 1/2 humain mouillé (ou sec, selon si vous êtes de l’école du verre à moitié vide ou du verre à moitié plein (quoi que là on était plutôt sur de la marmite vue la quantité d’eau, bref je digresse (Grêc… NON))). Plus on croit qu’il ne peut pas décemment se mettre à pleuvoir plus, plus l’averse redouble d’intensité. Nous montons dans la voiture au son du slotch slotch de nos chaussures.

En arrivant au musée, l’orage est au dessus de nos têtes, vraiment. Un éclair et paf, l’électricité est coupée dans le bâtiment. Heureusement, le courant est vite rétabli et nous pouvons entamer la visite. Le musée est très bien fait, on ne s’y ennuie absolument pas (ce qui est en général signe d’un bon musée n’est-ce pas?) et on y apprend beaucoup (puis on oublie beaucoup).

La journée se termine par la visite de Mosaïcanada, de grandes sculptures horticoles en hommage aux différentes provinces et territoires du Canada pour les 150 ans du pays cette année.  Caribous, orignaux, chevaux sauvages mais aussi Inukshuk (ces grands empilements de pierres typiquement Inuit), faune, flore, culture, tout est là. Nous retrouvons pour cette visite ma grande cousine Emilie, son mari et ses enfants.

La faim commence à nous saisir, et nous réfléchissons à notre hébergement pour le soir. Nous évoquons à demi-mot un buisson en forme de boeuf musqué qui nous semble creux et à l’abris du vent, et je montre à Raphaël quelques baies de la toundra qui pourraient nous servir de repas. Ma cousine apprenant que nous n’avons rien à manger et nulle-part ou dormir nous propose de nous héberger. Bon j’admets ajouter un côté un peu romancé à l’histoire, tout était déjà organisé, mais parfois il faut ajouter un peu d’aventure pour satisfaire les foules. Nous finissons la soirée autour d’un feu à faire griller des guimauves en chantant au son d’une guitare (bien que d’aspect totalement cliché, cette partie de l’histoire est elle, parfaitement véridique).

Nous passons ensuite la matinée avec la petite famille de ma cousine et notre séjour se termine avec un bon repas mexicain pris en ville tous ensemble.

L’histoire pourrait se terminer là, malheureusement, 10 minutes avant notre départ, une charmante guêpe a décidé de me piquer juste sous mon bras, 2 fois, ce qui a globalement totalement gâché le chemin du retour.

Dans le prochain épisode de nos aventures, vous verrez que la pluie n’a pas fini de pimenter nos week-ends!

 

 

 

 

 

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Curiosités, Escapades

Les vacances continuent

Hello,hello,

Nous voici de retour après deux semaines de super vacances en France. Et comme les vacances c’est toujours triste quand ça s’arrête nous avons décide de nous faire un petit weekend pour nous consoler. Oui je sais vous aller me dire publicité mensongère, nous on s’attend à ce que tu nous parles de tes vacances et là on vient d’apprendre que ça ne sera que le récit d’un week-end. Et bien au risque de vous voir fermer votre navigateur de rage, de voir votre écran traverser la pièce et votre unité centrale défoncée a coup de masse, je suis au regret de vous dire que ça ne sera pas le récit d’un week-end entier mais seulement de 4 heures. Vous êtes déçus ? Bah c’est comme ça la vie est parfois injuste mais je suis sur que vous trouverez en vous le moyen de passer outre votre frustration 🙂

Du coup, ce week-end, on l’a fait grâce à mes collègues de Monoprix que je voudrais encore une fois beaucoup remercier. Ils m’ont offert en plus du chien de traineau, un repas en train touristique et c’était vraiment super.

Notre récit commence un samedi matin, eh oui on est des dingues on se lève même le samedi matin au Québec. On est parti tranquillement à bord de notre bolide, direction Magog à environ 1h30 de Montréal. On est parti 2h avant le départ histoire d’avoir un peu de marge si on avait un soucis et je crois qu’on a bien fait. Sur la route on a eu le droit à une sacrée saucée, tellement forte qu’on eu l’impression d’avoir crevé. Le temps de s’arrêter, de vérifier que tout va bien et hop on repart. Le GPS indiquant qu’on arrive un quart d’heure avant le départ du train on ne se presse pas plus que ça. On arrive tranquillement au parking et là on reçoit un appel pour savoir si on allait bientôt arriver et qu’il faudrait qu’on accélère. Du coup on se dépêche on monte en vitesse dans un petit train électrique (comme ceux qui transporte les touristes dans toutes les villes du monde) et on nous emmène en 4e vitesse à la gare.

Une fois montés à bord on commence à s’installer confortablement. À peine assis le train démarre, de toute évidence, on attendait que nous.

Et nous voilà partis dans la campagne québécoise en attendant impatiemment le fabuleux repas qui nous attend. On ne va pas vous mentir, la campagne québécoise est verte, soit à cause de la pluie, soit parce qu’ils s’amusent à repeindre leur pelouse en vert. On se croirait presque revenus en Écosse!

On a pas fait 10 minutes de train que l’on devore gouluement notre entrée. Bah oui on avait faim quand même!

Hop, une forêt par-ci, un lac par-là et paf un medaillon de bœuf et un confit de canard qui apparaissent devant nous.

Le plat fini, il est temps pour nous de découvrir Sherbrooke, enfin la gare de Sherbrooke plus exactement, qui abrite un petit marché typique. Le temps d’aller du train au marché (environ 20m pour vous donner une idée), nous étions trempés comme des soupes, et des soupes bien mouillées, des bouillons même on pourrait dire. On rentre alors fissa dans le train, d’une part parce que la pluie, ça mouille (eh oui, grande découverte n’est-ce pas?), et d’autre part, parce qu’ils nous on bien fait comprendre que si nous n’étions pas là au départ du train, tant pis pour nous, on serait laissés sur place.

Heureusement, pour nous réchauffer (en ce beau mois d’août), un bon café nous attendait. Et le dessert me diriez vous? J’y viens. Une fois à peu près secs, on nous sert une petite tartelette au citron et un espèce de gâteau mal cuit au chocolat. J’ai bien essayé de me plaindre, mais Margot m’a gentiment expliqué que c’était normal, qu’on appelait ça un fondant au chocola et que si je l’ouvrais elle m’en mettait une. De toute façon, ce n’était pas mon dessert, moi j’aime même pas ça le chocolat et si elle veut se rendre malade à manger un gâteau cru, c’est pas mon problème!

Pour conclure ce voyage, nous avons eu le droit à un petit interlude musical (je sais même pas ce que ça veut dire interlude mais ça faisait classe). Une chanteuse est venu nous interpréter des classiques des grabd nom de la chanson française et québécoise. Et une chanson de Carla Bruni.

Pour résumer nous avons passé un super moment. Donc merci encore pour ce cadeau.

Quoi? Vous en voulez encore? Mais si je vous dis que c’est fini! Bon, si vous insistez, mais c’est vraiment pour vous faire plaisir!

Avant de repartir sur Montréal, nous nous arrêté dans un petit vignoble québécois où pour la modique somme de 5$ par personne, nous avons pu faire une petite dégustation fort sympathique. L’endroit est prometteur, un sympathique vigneron nous informe qu’il est d’origine champenoise et que sa spécialité est un petit mousseux très proche du champagne. Enfin, ça c’est le discours officiel pour appâter le français moyen en manque de terroir. La réalité est toute autre. À notre grande déception le champagne n’a pas de goût. Le rosé par contre a un petit de goût que je qualifierais de… colle… Le sommelier en charge de la dégustation ne retrouvait pas « l’odeur de petits fruits » du rosé, tu m’étonnes. On s’est néanmoins laissé tenter par un vin fortifié proche du pineau des Charentes, pô pire, comme disent les québécois.

Et c’est là dessus que nous concluons notre journée dans les cantons de l’est.

Raphaël

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The doudous are back

Et oui je sais ça fait longtemps et on avait promis de faire des articles plus souvent, pour la peine on va écrire 100 fois je dois écrire plus d’articles. Et on va vraiment essayer d’écrire plus souvent.

On va faire un rattrapage accélérer de ce qui nous ait arriver ces derniers temps. Attacher vos ceintures ça va décoiffer.

Alors on va commencer par un petit hôtel près de Québec, au pays des premières nations.

Il y a cela 2 mois, nous sommes allés avec les parents de Margot dans un village amérindien près de la ville de Québec, Wendaque, heuuu Wendace rooo zut, attendez je reviens je vais vérifier l’orthographe, ah oui ça s’écrit Wendake. Cela nous a permis d’apprendre plusieurs choses sur les nations amérindiennes qui vivaient en Amérique du nord avant l’arrivée des européens (pour plus de détails j’ai acheté le Québec pour les nuls, je me ferais un plaisir de vous faire un compte-rendu de lecture comme en troisième si vous voulez, mais c’est pas obligatoire hein 😉 ).

L’hôtel où on logeait était à la fois un hôtel et un musée. On a vu une maison traditionnelle Wendat (le peuple amérindien qui habitait sur les terres de Québec à l’éééééééépoque), oui parce que au Québec ils avaient pas de tentes hein, vous comprenez par -30 l’hiver on préfère des constructions un peu plus solide que en toile mais après c’est un choix de vie, hein chacun fait comme il le sent 🙂

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Vue de notre chambre d’hôtel

Hop, hop, hop on passe 8 semaines en vitesse rapide, et pour notre première sortie avec notre nouvelle voiture (notez le petit teasing), direction le parc Oka pour ce week-end prolongé de la St Jean. Parce que pour une fois c’est notre tour d’avoir des week-end de 3 jours (notre petite vengeance du mois de mai, rien de personnel 🙂 ). Le parc Oka c’est quoi ? C’est un lac avec une plage de sable super sympa, des petits barbecues si vous n’avez pas oublié de prendre vos brochettes, des locations de paddle, kayak et j’en passe, donc un moment sympa.

Bon première baignade fraiche mais sympathique, on a été un peu perturbé par ce qu’on pensait être des bébés poisson ou crevette morts à la surface de l’eau. On sort donc de l’eau un peu perturbés. Le truc, c’est quand on est retourné à la voiture, on en a vu qui tombaient du ciel, alors, soit ils ont vraiment des espèces de poissons bizarres, soit on a loupé quelque chose. En fait c’était des mues d’éphémères, rien d’inquiétant oufff on est soulagé là. Je vous avoue que au début on était pas franchement ravis de se baigner au milieu de restes poissonneux mais notre sourire est vite revenu quand on a découvert notre erreur.

En même temps, regardez-moi ce bordel excusez moi!


L’avantage de ce parc, c’est qu’il n’y pas qu’une plage, des barbecues et des mues d’insecte! C’est un parc national, possédant plein de chemins et autres sentiers. Paraît-il qu’on peut même y croiser des tortues sauvages! Du coup on était chaud pour faire une petite balade (11km rien de bien méchant, oui ça fait un peu je me la pète et alors ? Je fais bien ce que je veux c’est moi qui écrit 🙂 ). Donc on part dans les sous-bois tout contents et là bzzzzzzzzzzzz (je fais bien le moustique hein? Et encore vous avez rien vu c’est encore mieux quand il y a le son) une armée de moustique à l’assaut de deux pauvres citadins qui n’avaient pas une seconde pensée que après le printemps pluvieux qu’on a eu les endroits boisés comme ça seraient infestés. On a décidé une fois les 15 piqûres chacun passées, que finalement 11km, c’était peut être beaucoup et qu’une nouvelle baignade s’imposait (non on ne sait pas du tout fait virer de la forêt par des insectes hauts de 3mm je ne vois pas du tout de quoi vous voulez parler).
Voilà 5 semaines en accélérée, c’était sympa pas vrai ? Bon par contre on rentre bientôt en France et je ne pense pas qu’on vivra d’autres aventures aussi palpitante que Le retour des Vampires tueurs (ça fait plus classe que Les piqûres de moustiques non ?)
Donc ne nous en veillez pas si on n’écrit encore pas grand chose pendant quelques semaines. Mais on va vraiment essayer de faire au mieux.

A bientôt tout le monde, on se voit sur le vieux continent 🙂

Raphaël

Comment ça j’ai parlé d’une certaine nouvelle voiture et je n’en ai pas parlé? Allez hop, hop, hop on retourne 2 semaines en arrière en vitesse rapide et pfiou nous voilà arrivé le 14 juin, jour de l’achat de notre sublimissime voiture. Bon ok, on doit changer les freins, l’huile, le filtre cabine et les pneus mais elle a nous 🙂 🙂 : ) Donc pour l’instant on est trop content on va pouvoir partir à l’aventure en dehors de l’île et ça c’est vraiment trop bien (comptez sur nous pour bien nous plaindre quand il faudra déneiger les places de parking pour pouvoir se garer et quand il faudra pelleter une heure pour se rendre compte qu’on est même pas en train de dégager notre voiture mais on en est pas encore là 🙂 ).

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Des biches, partout, des biches!

Hey bonjour, bonjour,

Nous re-voici partis pour une nouvelle aventure palpitante, j’ai nommé la visite du parc Omega. Qu’est ce que vous en dites on se lance dans la lecture (l’écriture pour ma part) de cet article ? Allez c’est parti.

Le parc Omega c’est un grand parc au Québec où tu te promènes en voiture et tu fais des photos en résumé.

La première chose à faire c’est de commencer par la boutique. Oui je sais normalement c’est à la fin du parcours quand les enfants ont été sages mais là c’est pour acheter quelque chose dont vous aurez besoin des le début…on achète des carottes. Non celles du parc Omega ne sont pas particulièrement bonnes (remarquez j’ai pas goûter) mais sans ça vous allez passer à côté de l’attraction principal.

Et la c’est parti, bien enfermé dans la voiture, on roule tranquillement dans le parc. On ne fait pas 200m que les carottes sont déjà utiles. On est envahi de toute part de chevreuil/biche/renne/élan enfin des cervidés quoi. Parce que je ne sais pas vous, mais moi personnellement j’ai beaucoup de mal à faire la différence entre toutes les espèces.

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Excusez-moi, avez-vous 5 minutes pour parler de notre sauveur Jésus Christ?

Et oui, ils ont compris le truc, ils savent que dans ces espèces de boîtes de conserve à 4 roues, si on est suffisamment gentil, on reçoit un bâton orange en retour et c’est miam. Donc c’est parti distribution de carottes de tous les côtés, une à gauche, une autre à droite hooo et là-bas, il y a des sangliers, si j’arrive à lancer assez loin ça sera pour lui… Enfin c’est le grand bazar mais c’est super sympa.IMG_20170414_114847

Un conseil quand même si un jour vous vous dites tiens je vais prendre le métro et faire un petit tour au parc Omega, dans ces moments où vous êtes envahis par plein d’animaux, ne laissez pas votre fenêtre ouverte ou bien prévoyez un vêtement imperméable. Parce qu’un cervidé, quand ça sait que ça va manger ça bave beaaaaucoup (avec 4 A c’est vous dire s’il y a beaucoup de bave). Vous ne pourrez pas dire que vous n’êtes pas prévenu.IMG_20170414_120026

Premier arrêt au parc Omega un petit lac sympa, à ce qu’il paraît il y a des truites, mais on a eu du mal à s’en rendre compte le tout étant congelé. Hop hop un petit tour de lac, quelques photos des totems que l’on croise et c’est reparti pour le fameux concours de lancer de carottes.IMG_20170414_112413

Outre des truites surgelés, des sangliers et des bambis, on va avoir l’occasion de croiser sur notre passage des coyotes, des loups (qui étonnement ont l’air d’apprécier les carottes également), un orignal très copain avec une petite chèvre et des ours. Tout ces animaux sont dans des enclos donc pas de risque que par inadvertance on laisse rentrer un ours dans une voiture. Et vous imaginez la boucherie que ça serez s’ils laissaient les loups en liberté à côté des biches?

Cependant il y a un autre animal qui est en liberté et vraiment on ne fait pas les malins quand on les croise à deux centimètres de la voiture. On peut effectivement s’approcher de bisons! Autant vous dire que nos charolaises sont toutes petites à côté de ces mastodontes. Donc un dernier conseil si vous voulez ne pas vous faire charger par une meuh meuh en colère, évitez de klaxonner.

Voilà j’espère que notre balade au parc Omega vous aura fait rêver 😉

Raphaël

PS: en repartant on a croisé une biche qui courait sur la route mais en dehors du parc, un vrai animal sauvage! Même pas le temps de lui lancer nos derniers bouts de carottes qu’elle était déjà partie.

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Du spa et des cascades, bienvenue à Rawdon

Avec la soeurette et sa copine là pour la semaine, il fallait trouver une petite escapade. Une petite souris (nommée mon oncle Jean-Louis) nous a chuchoté à l’oreille qu’un très beau spa scandinave se trouvait à une heure seulement de Montréal. Il faut savoir que les spas, et particulièrement les spas scandinaves, sont assez populaires dans le coin. Bains chauds, bains froids, sauna finlandais et relaxation dans la nature, il n’en fallait pas plus pour convaincre toute notre petite équipe. Nous sommes donc partis pour la journée à Rawdon, en Lanaudière. La route était en elle-même très jolie, alors que nous n’avions presque plus de neige à Montréal, les sous-bois de la région en étaient encore recouverts.

A notre arrivée sur place, le cadre du spa La Source était déjà magique.

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Ne vous fiez pas à la doudoune de la cul-gelée en chef Aliette, la température était très clémente, pas loin de 20°C.

Le spa en lui-même était encore plus beau, malheureusement pour vous chers lecteurs, nous n’étions pas autorisés à prendre des appareils électroniques à l’intérieur, vous n’aurez donc aucune photo. Les conditions étaient parfaites, du soleil, une température très agréable (nous pouvions nous promener en maillot de bain dehors entre les différents bains et sauna) et il y avait encore toute cette neige qui rendait l’ensemble magnifique.

On se délasse dans un bain chaud, puis on trempe (très) rapidement dans un bain froid. Ensuite sauna, hammam, sieste sur une peau de bête face à la forêt, orteil trempé dans la source à 5°C (ça pique), bref, que des activités épuisantes. Il y avait même une pièce entièrement plongée de le noir pour un maximum de relaxation. Bon, le seul problème de cette salle est qu’il fallait bien voir quelque chose pour s’installer dans les espèces de transats à bascule qui composaient la salle. Il y avait donc une lumière noire qui permettait de voir un petit dessin blanc sur le transat. Mais avec la lumière noire, on ne voyait pas que le petit dessin du transat, mais tout ce qui était blanc comme… les dents! Et je peux vous dire que de voir des paires de dents se balancer dans le noir peut provoquer un léger fou-rire.

Après cette pause enchantée, nous avons décidé d’aller faire un tour du côté des chutes de Dorwin, également situées à Rawdon. Le parc était fermé (et donc gratuit) mais accessible « à nos propres risques ». Comment ça « à nos propres risques »? C’est bon, on va juste faire une petite balade, on ne part pas à la chasse à l’ours! Bon, on a rapidement compris que descendre des escaliers en bois enneigés pouvait effectivement comporter certains « risques ».

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Mais au delà de l’aventure enneigée, les chutes étaient vraiment magnifiques, avec la fonte des neiges, le débit était impressionnant.

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D’ailleurs, quand on regarde l’eau gronder comme ça, on ne peut pas s’empêcher de s’imaginer ce qui se passerait si on se retrouvait plongé dedans (indice: la mort), mais de nombreux panneaux indiquaient que la baignade était interdite alors nous n’avons pas tenté l’expérience.

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Voilà qui clôturait une belle journée toute enneigée mais à la météo plus que printanière.

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Vous ne rêvez pas, on voit bien des bouts de « banquise » flotter au loin.

PS: Depuis notre visite, un véritable cratère s’est formé sur la route principale de la ville, on est bien contents de ne pas être passé à ce moment là!

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La cabane à sucre

Hey, je sais je sais vous avez toutes les raisons de m’en vouloir, pas d’articles, pas de nouvelles pendant un mois, ça veut dire pour vous des longs moments d’ennui pendant des réunions interminables :-). Je pourrais essayer de vous vendre le fait que c’est pour vous permettre de savourer chaque nouvel article au maximum ou pour apprécier de redécouvrir tous nos anciens articles mais personne n’est dupe, c’est que j’avais la flemme XD

On va essayer de rattraper ça 🙂 oui parce que au final on a fait plein de choses ce dernier mois.

De début mars à mi avril ici on a ce qu’on appelle les temps des sucres qui correspond à la mise en exploitation des érablières. Si vous êtes allés voir sur wikipédia la définition pour en apprendre plus  vous vous êtes sans doute rendu compte j’avais, sans aucun scrupule, pomper la définition. Et qui vous dit que ce ne sont pas eux qui ont copié sur moi? Donc bon arrêtons les conclusions attives (et ne vérifions pas la date de dernière modification de l’article  wikipédia ça n’a aucun intérêt) et concentrons nous sur le vrai sujet de l’article, les cabanes à sucre.

Les cabanes à sucre ouvrent pour le temps des sucres, c’est un endroit super sympa. On y est allé avec les collègues de Margot ainsi que sa soeur et une amie à elle qui nous ont rejoint pour une semaine à Montréal.

En fait, le principal intérêt pour nous des cabanes à sucre c’est que c’est endroit où on peut manger. Alors là je peux vous dire qu’il est bien loin le temps du régime, au menu saucisse au sirop d’érable, haricot au sirop d’érable, sirop d’érable au sirop d’érable, oreille de crisse mmmm ( cette liste n’est pas exhaustive, pour des renseignements plus complets merci de venir nous voir entre début mars et mi avril 2018 xD)

Et à la fin on chante des chansons typiquement québécoises, on s’est même retrouver à imiter des corneilles, à un moment 🙂 Attention par contre si vous ne chantez pas, vous prenez le risque d’être de corvée de vaisselle (la technique consiste à remuer les lettres sans sortir aucun son comme ça aucun risque ^^).

Et le clou du spectacle pour conclure ce repas ce sont des tires sur la neige qui nous attendent en sortant de la cabane. On fait couler du sirop d’érable chauffé en une sorte de caramel sur de la neige fraîche, puis on récupère le bonbon ainsi formé sur un bâtonnet, un délice.

Je pense qu’on a fait le tour de la question 🙂 je vous dis donc à bientôt (pour de vrai hein on en vous abandonnera plus aussi longtemps promis)

Raphaël

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Visiter Boston… le nez en l’air

Ceux qui me connaissent bien le savent, j’aime donner du contexte à mes histoires. Un peu trop même, tout me porte d’anecdote en anecdote, et de fil en aiguille par association d’idée, me voilà en train d’exposer mes dernières vacances alors que j’essayais simplement de raconter comment je me suis fait contrôler dans le bus la veille. J’aime croire que c’est ce qui fait mon charme, laissez-moi me prélasser dans cette douce illusion. Mais quoi qu’il arrive, aussi éloignée je puisse être du sujet, tout s’emboîte, tout s’imbrique et tout a sa place dans l’histoire.

Pour commencer celle-ci (d’histoire), revenons quelques années en arrière, à l’été 2013. Je cherche désespérément un stage de 4e année d’ingénieur et RIEN, j’envoie CV sur CV et rien n’arrive. Pour occuper mes journées de façon constructive, je décide de ne pas rester plantée chez moi et d’aller me poser dans un café à Paris et d’écumer le web. J’erre un peu dans les rues à la recherche de l’endroit parfait quand une averse d’été met fin à mes tergiversations. Je me réfugie dans un petit coffee shop à l’américaine (et non pas à la néerlandaise!). L’endroit est parfait, j’ai du café, des gâteaux et du wifi, que demande le peuple? Je commence donc à passer mes journées ici, en alternant recherche des stages et tentatives d’installation d’Eclipse (lol), dans l’espoir de coder un peu pour tuer le temps. Mais soyons honnête, je traîne aussi pas mal sur internet. Je cherche alors des articles sur un sujet qui me passionne, les différences culturelles entre les pays, les préjugés des uns sur les autres, ceux qui sont fondés et ceux qui ne le sont pas (ou que l’on admet pas). Et puis je cherche plus particulièrement sur les différences culturelles entre la France et les Etats-Unis, avec 2 échanges scolaires en Virginie et une ribambelle de correspondantes reçues, j’ai un petit avis sur la question. C’est alors que je tombe sur le blog de Mathilde, ou plutôt maathiildee (Mathilde si tu me lis, qu’est-ce que j’ai eu du mal à le retrouver le lendemain ton blog. Combien de a? Combien de i?), une française expatriée avec son mari à Boston. J’ai tout de suite accroché et j’ai lu les articles les uns après les autres, j’ai un peu découvert son histoire, ses étonnements, et surtout ses voyages à travers la région de Boston et au delà. Je n’avais qu’une envie après ces lectures, c’était de visiter cette ville, découvrir les food trucks (non mais parce qu’à l’époque, on en avait pas plein tout Paris), l’architecture, la vie là-bas. Ce fut un véritable coup de coeur.

Les mois ont passé et j’ai suivi le blog de manière sporadique, mais toujours en dévorant une dizaine d’articles au moins. Et puis un jour, je vois que Mathilde a monté son entreprise de visite guidée dans Boston, et je me jure que si un jour je voyage enfin là-bas, je ferai cette visite qui ne pourrait être que passionnante. C’est donc tout naturellement que j’ai réservé ma visite avec “Boston le nez en l’air” pour notre week-end escapade aux staaaaïïïtess.

Grand bien nous en a pris! Nous avons retrouvé Anaïs (elles se partagent les visites) ainsi que Florie, qui elle se formait pour les rejoindre comme guide. Déjà, nous avons eu droit à une visite privée, la grande classe (bon en même temps, y’a bien que quand t’habites au Québec que tu te dis que crapahuter à Boston en plein mois de mars à 0°C est une bonne idée). Le soleil brillait sur la neige de la tempête Stella qui nous était tombé sur le coin du nez quelques jours avant. Des conditions parfaites! Pendant ces 2h de visite, nous avons visité le très mignon (et cossu) quartier de Beacon Hill, un quartier au charme très anglais avec ses réverbères à gaz à l’ancienne. Puis nous avons découvert des lieux fondateurs de la ville, et j’ai enfin compris le Tea Party de Boston! Grâce à cette visite, nous avons fait notre réserve d’anecdotes à ressortir dans nos dîners mondains avec l’aristocratie montréalaise. Nous avons été par exemple très étonné d’apprendre qu’il y avait eu des esclaves blancs, notamment des irlandais fuyant la famine et payant leur voyage en années d’esclavage! Nous avons pris des coins et des recoins, des passages cachés.

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Bref, nous n’avons pas regretté un seul instant notre choix de visite! Boston est une ville absolument magnifique, vraiment unique, et chargée d’histoire. En visitant la ville, on comprend mieux les enjeux de la découverte et du développement de l’Amérique du nord, de la guerre de sécession.

Et voilà, on arrive enfin à la fin de l’histoire, ça partait de loin mais tout avait du sens non?

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