Curiosités, Vie de tous les jours

Ces choses qui nous ont VRAIMENT étonnés en arrivant au Québec

Cela fait exactement 3 mois que nous habitons à Montréal, c’est à la fois long et court. C’est assez long pour qu’on se sente « chez nous » dans notre appartement, pour qu’on fasse nos courses dans « notre » supermarché, qu’on aille dans « notre » petit resto. Par contre ça n’est pas assez long pour qu’on fasse « notre épicerie », ou qu’on sache à combien de degré fahrenheit il faut faire chauffer le four (400°F, ça paaaasse), ou pour qu’on arrête d’appeler la France et les français « chez nous ».

Bref, pour fêter notre trimestre québécois, on s’est dit qu’on allait faire une petite liste des choses qui nous ont vraiment étonnés en arrivant ici. Le vraiment est important, je ne parle pas du tip au restaurant, des prix hors-taxes, de la poutine ou du sirop d’érable, on n’est pas des bleus du Québec non plus! Non non, je parle de ce qui n’est pas marqué dans le routard ou dans le « guide de survie de l’européen au Québec » – que nous possédons en 3 exemplaires dont 0 emporté dans nos valises – de ce à quoi on ne s’attendait pas du tout.

1 – Les saisons… des fruits et légumes

Alors autant, on peut dire qu’ici les saisons sont largement plus marqué qu’en France pour tout ce qui est météorologique, autant le concept de fruits et légumes de saisons semble être une notion très vague ici. On trouvait au mois de janvier des melons à gogo, des fraises, des framboises mais aussi tout un tas de courgettes et autres aubergines, des oignons de printemps. Et puis des asperges, partout des asperges, alors ça, je pense que j’ai mangé plus d’asperges en 3 mois que dans toute ma vie. Vous me direz que dans certains magasins (surtout à paris), on peut trouver des framboises en toute saison mais là c’est un autre niveau et je perds peu à peu mes bonnes habitudes de « que du français », « que de saison ».

2 – Les patinoires

Je me doutais qu’il y avait bien plus de patinoires ici qu’en France, avec le hockey comme sport national, mais j’étais très loin de m’imaginer l’ampleur de la chose. En gros il y a au moins une patinoire, souvent deux (une « à bandes » pour le hockey, une pour le patin libre) dans quasiment tous les parcs de Montréal. C’est vraiment impressionnant, voyez cette carte!

Il y a une patinoire comme on a un petit terrain de foot (d’ailleurs celle-ci est souvent sur le dit terrain l’hiver!).

3. Bonjour ça va bien?

Voilà une habitude avec laquelle je ne suis toujours pas à l’aise, partout, au restaurant, à la caisse du magasin, au comptoir du bar laitier (le glacier^^), chez le dentiste, à la SAQ, à la billetterie du musée,  au contrôle des tickets au cinéma, on nous accueille par un « Bonjour ça va bien? » ou même « Salut ça va bien? ». Je sais qu’on ne nous demande pas VRAIMENT si ça va bien, c’est une petite danse de communication pour établir le contact, mais ark, il y a toujours un moment de flottement au moment de répondre à la question. « Bien et vous? » ou « Bien et toi? », je ne sais pas, j’ai l’impression de marmonner une vague réponse à chaque fois tout en piquant un fard. Bon, j’avoue que je ne pique plus de fard, mais j’ai toujours un petit pincement de malaise quand on me pose cette question (oui, je suis facilement mal à l’aise).

4. Traverser la route, au péril de ma vie

Soyons logiques et mathématiques, partons de 2 postulats. Premièrement, les québécois sont polis, oui c’est un cliché certes, comme les français qui font la gueule. Mais bon, d’un point de vue purement statistique, le québécois moyen est plus poli que le français moyen. Deuxièmement, les routes sont en moyenne (vive les maths) quadrillées et donc ne réservent que peu de surprises (si on ne compte pas les nids de poule, qui réservent eux, beaucoup de surprises, mais que nous considérerons comme négligeables dans le cadre de notre démonstration, tout comme les frottements). On peut donc s’imaginer qu’il est assez aisé de traverser une route, soit à un feu rouge, soit, en l’absence de feu, grâce à l’arrêt courtois d’un poli québécois non surpris roulant à allure raisonnable (par politesse). Que nenni, d’après une étude IFOP-IPSOS pour Tabernouche Magazine, l’automobiliste aura plutôt tendance, dans le meilleurs des cas, à ignorer toute sollicitation du piéton tentant de traverser, dans le pire, à augmenter son allure pour intimider le passant. Peut-être n’aurais-je pas dû négliger les frottements dans ma démonstration, essentiels pour l’action de freinage du véhicule? On ne saura sûrement jamais.

NB : On n’oubliera pas, pour comprendre l’étendue de notre étonnement, que nous venons pourtant de vivre 3 ans à Paris, capitale mondiale du harcèlement moral de piéton par conducteur énervé.

5. Les vidéoclubs

Louer un DVD, je croyais que cette activité appartenait au passé, au même titre que rémouler les couteaux, danser aux bals populaires ou encore jouer à Angry Birds sur sa tablette première génération. Finito, passé, adieux. On se souvient trop bien des magasins de location à l’agonie, disparaissant les uns après les autres tristement. Quelle n’a pas été ma surprise quand j’ai vu à 2 pas de chez moi un magasin rutilant louant des DVD? Alors il n’y en a pas beaucoup, ils n’ont pas l’air de tourner à plein régime et fournissent d’autres services comme la vente de jeux vidéos ou de popcorn 🙂 Mais ils existent.

Attention, je ne dis pas du tout que c’est une preuve que le Québec est 10 ans en arrière de la France, loin de moi cet idée là (idée de maudit français!). Les cultures sont différentes, les envies et les gens aussi, ce qui explique la persistance de ces boutiques, mais j’avoue que je les avais, pour ma part, totalement oubliées.

Bonus – Ce que j’ai découvert sur la France en venant ici

On dit « du coup » Tout. Le. Temps.

 

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L’hiver et la course

J’ai toujours considéré les gens qui couraient en dessous de 0°C comme des fous. Franchement, vous aimez à ce point courir pour y aller alors qu’il fait si froid? Je m’imaginais dans leur tête « J’ai toujours fait mon jogging tous les dimanches à 11h depuis 15 ans, je FERAI mon jogging dimanche à 11h, comme tous les dimanches à 11h  depuis 15 ans ».

Et puis bon, Montréal est arrivé, et bon déjà, j’ai un peu revu mon échelle du froid. Maintenant, quand il fait au dessus de 0°C, il fait doux. J’abuse à peine, une température au dessus de 0°C, ça veut dire que t’es même pas obligé de mettre un bonnet pour sortir acheter ton pain (comprendre « acheter une bière »). Et encore, on vraiment eu un hiver clément avec plusieurs retours dans les positifs sur des périodes relativement longues.

Ensuite, sont arrivées les gaufres, les cookies et autres joyeuseté difficilement résistible, les jeans commencent à serrer, et au bout d’un moment, quand la température ne dépasse pas 0°C pendant 3 semaines, on ne peut plus prendre le froid comme excuse.

Alors bon, un beau jour on se dit « bon, on tente d’aller courir? » et puis c’est parti, on y va. Eh bien finalement, comme on dit ici, « c’est pô pire! ». Il suffit d’être bien pré-pa-ré.

Ma tenue de course par grand froid se compose donc de :

  • 1 legging thermolactyle Uniqlo Heattech
  • 1 legging de course
  • 1 paire de chaussette de course épaisse (ne pas hésiter à rajouter une paire plus chaude par-dessus)
  • 1 tshirt à manche longue Uniqlo Heattech Extra-Warm
  • 1 polaire Uniqlo Heattech Extra-Warm
  • 1 veste de course Décathlon coupe-vent doublé polaire
  • 1 cache-cou en polaire
  • 1 bonnet doublé polaire

Comme ça je n’ai pas du tout froid, même en début de course, je suis VRAIMENT bien, mes pieds se réchauffent très vite (mais après, je n’ai jamais eu de problème de froid aux pied en courant). Par contre, même si ça ne me gêne pas vraiment pour courir, mes cuisses deviennent deux jambons surgelés, même si ça ne me refroidit pas au global. Je pense que le moulant et le froid ne font bon ménage que si l’on est recouvert d’une autre couche qui laisse un peu d’air (genre un jogging).

Au final, je trouve beaucoup plus facile de courir par -10°C que part +28°C, énormément plus facile même. En plus comme il fait froid, le corps doit se réchauffer et on consomme plus de calorie (je viens totalement d’inventer cette information, mais ça semble logique non?). Du coup, on est bien partis pour continuer comme ça, on a notre petit parcours assez sympathique, et on cherche maintenant un petit 10km dans le coin pour se motiver.

Bisous glacés

Margot

PS :  A l’heure où j’écris, le blizzard est en train de s’abattre sur la ville, autant courir dans le froid j’accepte, autant pour la tempête de neige, on repassera!

 

 

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Des lundis matin qui font du bien

Bon tout le monde le sait, les lundis matin, c’est moisi, c’est pourri, c’est nul. Il fait moche (si ce n’est dans le ciel, au moins dans le coeur). On doit retrouver le collègue fatiguant, le chef assommant, l’élève éreintant ou le client désespérant. On n’a jamais été aussi loin du week-end, tout est à faire, et soyons honnête, ça ne fait rêver personne (ndlr : vous les gens tellement épanouis dans leur travail, que franchement, ils pourraient faire leur travail tous les jours, parce que tu vois si le travail c’est pas totalement une passion, c’est pas la peine, moi jamais je m’ennuie, j’aime mon travail, j’aime la vie, surtout depuis que je mange sans gluten ==> fermez cette page et retournez travailler).

Mais par contre, s’il y a quelque chose que j’aime dans la vie c’est le petit déjeuner, enfin le déjeuner. Oui parce que pour les non-québécois ou les non fan des Colombes du Roi Soleil, le petit-déjeuner est le déjeuner, le déjeuner le dîner et le dîner le souper. Le déjeuner donc, le bon, celui qui te fait te lever le matin. Et quelque chose de super ici c’est que moult restaurants ouvrent dès potron-minet et t’offre une foultitude de choix le matin. On est clairement loin de la formule café-croissant-jus à 7€ dans le PMU café du coin.

Nous avons notamment un restaurant au coin de notre rue qui s’appelle le Pot Masson (oui, c’est un nom archi chou). Pour la petite histoire, les « mason jars » (donc pot mason), sont des boites de conserve plutôt jolie :

mason

Celles-ci sont très à la mode pour servir des cocktails par exemple (nos lecteurs parisiens hipsters savent). Et ce restaurant est situé sur la rue Masson, pot mason / pot masson vous l’avez? Bon.

Nous avons découvert ce restaurant dès notre arrivée car nous y avons pris un brunch le jour de la signature de notre bail et l’ambiance cosy (encore une fois, bien loin des PMU cafés) nous avait bien plu. Et puis une idée m’est venue, pourquoi pas y déjeuner tous les lundis matin? Pour un peu illuminer la semaine.

Maintenant, même si je n’aime toujours pas les lundis matin, j’ai un peu hâte d’y être, je me couche le dimanche soir en rêvant de mon muesli aux fruits ou de ma gaufre aux bleuets à la crème fouettée sur fond de musique tranquille et jazzy.

Margot

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La mousson

Aujourd’hui, nous avons décidé d’aller faire un petit tour pour profiter des (soit-disant) 13°C avec lesquels on nous bassine depuis environ une semaine. De la pluie est prévue mais ce n’est pas quelques gouttes qui vont nous arrêter, parole de (pseudo) normands.

Nous pointons notre nez dehors, il ne fait CLAIREMENT pas 13°C, plutôt un bon petit 5°C des familles. Un crachin rouennais fait friser nos cheveux  (enfin les miens, ceux de Raphaël ne connaissent pas la courbe). Un gros nuage nous menace au loin, quelque chose de plus sérieux arrive. Nous partons attendre tranquillement le bus. Après 5 minutes, soudain, un grondement, je lève la tête. Un mur d’eau fonce sur nous, les gouttes sont tellement grosse que je crois à de la grêle. Comme un seul homme, l’ensemble des futurs passagers du bus se rue sous la devanture d’une banque. Et là, la pluie. Une cascade tombe devant nos yeux. Si j’ai déjà connu d’aussi grosse pluie je n’avais jamais rien vu d’aussi soudain. La mousson.

Margot

Édit : on était prêt à ranger les manteaux d’hiver, les gants et les écharpes et commencer le printemps mais noooon après les trombes d’eau il se remet à neiger.

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Location de voiture, la revanche inattendue

Beaucoup qui me connaissent savent mon amouuuur pour les agences de locations de voiture. Une nouvelle histoire à chaque fois, une nouvelle tentative d’arnaque à chaque voiture louée. Assurances non demandées, prix d’une option donnée hors taxe (pas dans un pays où tout est hors taxes comme ici), tentative de frais supplémentaires pour voiture rendue trop tôt (???).

Bref, quand nous croyions connaître toutes les bassesses des agences, une nouvelle astuce pointait le bout de son nez. Pour ce premier week-end hors de Montréal, l’histoire avait pourtant commencé comme d’habitude. Au moment de signer le contrat, le prix est passé de 101$ à 150$… Une assurance pour la voiture (que soit disant nous avions demandé à l’instant). Bref, encore une tentative de filoutage. Le client ne fait pas attention, il a tout choisi ses options et assurances tranquillement chez lui, et arrivé à l’agence, c’est le grand numéro du blabla embrouillaminesque. Et si on ne décortique pas l’affaire, on se retrouve à payer 50% de plus avant de comprendre ce qui nous est arrivé.

Bref, rodés, on s’empresse de rétablir ce qui était prévu avant de signer quoi que ce soit. Et là, première surprise, au lieu de la voiture de base que nous avions choisi, on se retrouve avec un beau SUV Mitsubishi des familles. D’ailleurs nous avons béni cet heureux surclassement au moment de grimper une côte à 15% enneigée.

Bref le week-end se passe puis nous rentrons à Montréal sous la neige et heureux. Après le -toujours angoissant- tour de la voiture par l’employée de l’agence, nous passons à la caisse. Et là après une explication dans un français approximatif (pas québécois hein, juste une anglophone qui ne parlait pas bien français), elle nous annonce qu’on ne paie qu’un jour de location sur 2. La facture est passée à 50$. Nous sommes partis sans demander notre reste.

Comme quoi, tout arrive.

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Margot

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Montréal souterrain

Aaaah, je vous ai aguiché n’est-ce pas? Je pense que  la remarque que l’on m’a le plus faite, et de loin, est « Mais de toute façon, tout le monde vit en souterrain l’hiver. Il y a une ville SOUS la ville. » Alors je suis vraiment désolée mais vous allez être trèèèèès déçus.

Premièrement, le Montréal souterrain ne couvre qu’une toute petite partie de Montréal, le centre-ville. Voilà une carte de ce dernier :

map_sous_terrain

Et maintenant voilà ce que cela représente, en gros, sur une carte (toute imprécision de ma part sera totalement fortuite).

carte

Sachant que notre chez-nous est le point bleu et mon travail le point vert. Vous voyez le problème?

Deuxièmement, finalement, ce n’est qu’un assortiment de centre commerciaux reliés les uns aux autres par des tunnels et connectés au métro. Vous voyez comment à la Défense les 4 temps sont reliés au CNIT, au métro et au RER? Comment de là on peut prendre le RER A pour se retrouver dans l’immense dédale de Châtelet et de son centre commercial? Est-ce qu’on appelle ça le Paris souterrain? Non. Et franchement, ça n’a rien de plus excitant que ça. Alors oui, c’est vrai qu’on peut relier vraiment pas mal de centre commerciaux entre eux, c’est quand même assez grand, mais la légende s’arrête là. Non, tous les montréalais ne se transforment pas en taupe l’hiver venu. Pour être même parfaitement honnête, sachant qu’on habite assez loin du métro et que celui-ci est beaucoup moins maillé serré qu’à Paris, on marche BEAUCOUP plus dehors depuis qu’on est ici. Et je vois tout le temps des gens dehors (on a pas encore connu de -30°C, certes, mais pas mal de -10°C quand même). Et comme partout, tu trouves des gens assez fous pour courir quelle que soit la météo (spéciale dédicace à ma team running JCDecaux).

Mais alors, d’où vient cette légende, cette fascination. Je savais depuis quelques années que toute cette histoire de souterrains était totalement surfaite vu que j’ai un oncle et sa famille qui habitent Montréal depuis longtemps, mais quand même. Je me souviens bien avoir lu et entendu de nombreuses histoires à ce propos. J’imaginais une ville totalement souterraine, avec ses rues et ses magasins. Pourquoi la quasi-totalité des français (et peut-être d’autres pays également), ont cette même vision? Comme je suis sympa (et très curieuse), je mets en route le mode Margopédia.

Je ne vous citerai pas mes sources vu que je n’arrive plus à retrouver l’article en question, mais voilà ce que j’ai pu en retirer. La construction des parties souterraines de Montréal a commencé dans les années 50, prolongée par la construction du métro en 1962. Puis, en 1967, Montréal a accueilli l’exposition universelle. L’un des projets étaient de présenter la « Ville souterraine », le but ultime étant de créer une véritable ville sous la ville, avec ses rues et ses commerces, qui permettrait de ne jamais mettre le nez dehors si le coeur ne nous en disait pas. Cela vous rappelle quelque chose? Eh oui, l’histoire est restée intacte depuis et le projet… se résume maintenant à tout un tas de centre commerciaux reliés par des couloirs impersonnels. Ah les légendes ont la vie dur, c’est comme quand tout le monde croit encore que de savoir rouler sa langue en U est génétique, alors qu’on a la preuve du contraire depuis… 1975! (oui oui, toute votre vie n’est qu’un mensonge, ça m’a fait ça aussi, mais on s’en remet^^)

Bref, Montréal est une ville qui vibre l’hiver, il y a un nombre incalculable d’activités en plein air pour en profiter, luge, patin, ski de fond, raquettes. Bref, aucune raison de passer sa vie enfermé!

Plein de bisous glacés

Margot

 

PS : en même temps avec des articles comme ça pas étonnant que la confusion règne encore.

 

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L’hiver

Quand nous avons décidé de partir au Québec, nous avons choisi de partir au mois de janvier. Il y avait plusieurs raisons, déjà, je n’avais pas de visa de travail et j’avais pour projet de reprendre mes études. La rentrée d’aout précipitait un peu les choses, nous nous sommes donc décidés pour la rentrée de janvier. Et puis j’ai trouvé un travail qui me permettait de commencer à travailler en janvier, donc la date était fixée! Voilà pour la véritable explication. Mais qund les gens nous demandaient « Vous partez en janvier? Vous avez pas peur! », j’aimais répondre « c’est l’épreuve du feu, si on supporte ça, on sera prêts à tout ».

Bon alors, il est comment cet hiver? Les rageux nous diront que ça ne compte pas, qu’il a fait 2°C pendant 2 semaines (équivalent à 20°C en langage hivernal montréalais), mais, on a eu 15cm de neige depuis le début, une pluie verglassante de dingue et une semaine à -10°C. C’est donc bien plus hivernal que ce qu’on a connu jusque là. Eh bien pour l’instant… J’adore. Vraiment. J’imagine que j’ai bien le temps d’être tannée, mais pour l’instant, pas une once de gavage à l’horizon. J’ai toujours préféré qu’il fasse franchement froid l’hiver, alors je suis servie. J’adore quand tout est glacé, qu’on marche dans le froid pour enfin arriver à la maison au chaud. Et marcher dans la neige… J’ai encore des étoiles dans les yeux de notre longue promenade au Mont Royal cet après-midi.

Mais, il y a une grande différence, ici, on VIT l’hiver. Quand à Paris on se gèle à 5°C dans notre duffle coat tout nul, ici, on assume le combo thermolactyle/polaire/parka à -15°C. On porte au quotidien des bottes de neiges (mes magnifiques Sorel d’amouuuuuur). Bref, on est pré-pa-ré.

Enfin, on s’est découvert une nouvelle passion. Le patin à glace. Il faut savoir qu’à Montréal, il y a des patinoires partout. Elles ne sont pas forcément immenses, mais elle sont en plein air, accessibles gratuitement tous les jours et éclairées le soir. Par exemple on a 2 patinoires à 500m de chez nous. On s’est donc acheté des patins et nous essayons de les enfiler dès que possible. Quand on a un peu plus de temps, on peut aller sur des patinoires encore plus sympa, ce matin par exemple nous avons été sur un lac naturel gelé sur le Mont Royal. La montagne (c’est son ptit nom), c’est aussi l’occasion de profiter de la neige PROPRE. Parce que bon, faut pas se lerrer, la neige en ville c’est bien, mais au bout de 2 jours, ça se transforme en une espèce de bouillasse marron-grise (et jaune si un chien est passé par là). Alors une petite promenade au Mont Royal permet de se sentir au ski (d’ailleurs il faut qu’on teste le ski de fond, il y a plein de pistes), à 2 pas de la ville.

Peut-être que dans un mois je vous ferai un article sur ma haine de l’hiver, mais pour l’instant. On pro-fite!

Avec tous mes flocons,

Margot

 

 

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